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Je suis trans: un docu-réalité fascinant

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Photo Agence QMI, MAXIME DELAND Les cinq personnes du docu-réalité Je Suis Trans lors du visionnement de presse.

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2015 aura été une année charnière pour les transsexuels. Le docu-réalité aussi fascinant qu’important Je suis trans, qui débarquera sur les ondes de MOI&cie dès le 7 janvier, emboîte le pas en suivant cinq Québécois transgenres, tous rendus à différents stades de leur transformation.

En 10 épisodes de 30 minutes, le réalisateur Mathieu Baer aborde de façon authentique et très humaine la transgenralité à travers les yeux de ceux qui la vivent. Il se penche sur les étapes, la réaction des proches, la vie de famille, le cheminement psychologique, mais il aborde aussi les questions qui intriguent beaucoup: les opérations, les coûts de celles-ci, les amours et comment la sexualité se vit quand on change de sexe.

«Je suis allé partout, dans toutes les questions. Il n’y avait plus de tabou à la fin. Ils ont voulu partager leur vie avec nous», mentionne M. Baer.

Après avoir rencontré plus d’une trentaine de transgenres québécois, les producteurs ont arrêté leur choix sur cinq histoires différentes, mais tout aussi touchantes et captivantes.

Cinq vies

Khloé a 14 ans, elle est devenue fille il y a deux ans, mais s’est assumé totalement à l’école depuis le début de l’année scolaire seulement. Elle prend des bloqueurs pour stopper sa puberté au masculin. Son «coming out» a, pour l’instant, que des répercussions positives à l’école comme à la maison.

Pour Alexis, devenir un garçon était devenu une question de vie ou de mort. Maintenant en couple et papa d’une petite fille, il a un impact énorme sur les jeunes trans. Il agit comme mentor pour beaucoup d’entre eux. «Je suis sympathique à la cause des trans femmes, mais je ne peux pas les aider, parce que je ne sais pas c’est quoi être une femme, je n’en ai jamais été une en réalité», dit celui qui a déboursé 45 000$ pour une phalloplastie, avant qu’elle ne soit couverte par la RAMQ.

Ariane est mentalement devenue Zacharry à 17 ans. À 22 ans, il a commencé sa transformation. Lui et sa famille ont eu l’aide d’Alexis, car ils se sentaient sans ressources à Québec. Aujourd’hui, à 26 ans, il désire vivre en tant qu’homme, non en tant que trans.

Danielle, 37 ans, est née à la campagne, dans un environnement plutôt fermé. Si son frère et sa sœur ne lui parlent plus, elle a le soutien de ses parents. Elle est activiste depuis 15 ans pour la communauté trans, qu’elle décrit comme n’étant «pas très ancrée». Elle aide les trans au Québec et lutte pour une meilleure compréhension, une plus grande ouverture, et de meilleurs services.

La série montre des histoires inspirantes, parce que même s’il y a beaucoup de souffrance dans un tel chemin, il reste «qu’il y a beaucoup de positif, et une belle lumière au bout du tunnel», dit Marie-Claude Brunelle, productrice.

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