/news/society
Navigation

2,7 M$ pour recevoir 2000 Syriens

La Base militaire de Valcartier a mis le paquet même si l’accueil des migrants reste hypothétique

Coup d'oeil sur cet article

Plus de 2000 lits, une mosquée, un centre médical, une cafétéria, un dépanneur et un barbier: la base militaire de Valcartier a mis le paquet pour l’accueil des réfugiés syriens, et ce, sans avoir l’assurance d’en héberger un seul.

«Présentement, on n’a aucune confirmation. On est la dernière ressource. La première, ce sont les familles qui vont les parrainer et après il y a les communautés. Nous, c’est seulement s’il y a des débordements et on doit être prêt à les accueillir d’ici février», a expliqué aux médias le commandant du groupe de soutien de la 2e division du Canada, le colonel Sébastien Bouchard.

Immigration Canada a demandé aux Forces armées canadiennes de se tenir prêtes et de mettre à la disposition des réfugiés syriens un centre d’hébergement temporaire.

«Si on nous demande de les recevoir, on va être prêts (...) On a planifié pour six mois. L’important, c’est de les avoir le moins longtemps possible et qu’ils intègrent à la société le plus rapidement».

Ce sont toutefois les autres ministères qui devront gérer les services aux Syriens sur la base, comme les soins de santé.

Investissement majeur

C’est le camp des cadets qui servira de centre d’hébergement si des réfugiés se retrouvent sans autres options. Au total, 2,7 millions $ ont été investis afin d’améliorer les installations et augmenter le nombre de lits.

Dès le 31 décembre, 2000 lits seront disponibles grâce à l’hivernisation des bâtiments des cadets. Puis, en 2016, 31 nouvelles petites maisons de camps seront construites et pourront loger plus de 300 autres réfugiés.

Prévus pour les cadets

Un énorme centre communautaire, où les Syriens pourront se divertir et obtenir des soins, est aussi mis à la disposition des migrants.

Deux cuisines fourniront des repas à 1000 personnes simultanément, avec au menu adapté aux besoins et croyances des Syriens. Le local de musique a aussi été transformé en lieu de culte.

Selon les forces, la majorité des investissements étaient déjà prévus à long terme pour le camp de cadet. «On a profité d’un fait qu’il y avait une mission claire pour nous afin d’investir. On a vraiment profité de l’occasion, mais c’était dans les plans de la base. C’est des choses qui vont nous rester et être utilisées», a précisé le colonel Bouchard.

D’ailleurs, jamais l’armée n’a eu l’intention de déloger des soldats à la Citadelle de Québec afin de faire plus de la place aux réfugiés. «Tout est centralisé au camp des cadets, c’est beaucoup plus facile pour nous», a relaté le colonel Bouchard.