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Les gens d’affaires de Québec dénoncent Via Rail

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La communauté d’affaires de Québec se mobilise et demande à Via Rail d’inclure la capitale au tracé initial de son projet de train à grande fréquence (TGF).

«C’est inacceptable que le corridor Québec-Montréal ne fasse pas partie du tracé initial de ce grand projet de Via Rail», déplore le président de la Chambre de commerce de Québec, Alain Aubut.

Jeudi, Via Rail a confirmé au Journal que la ville de Québec ne faisait pas partie du tracé initial de son projet de train à grande fréquence qui sera bientôt déposé au gouvernement fédéral.

«Ce projet de 4 milliards $ n’inclut pas Québec dans sa phase initiale», a indiqué le porte-parole de Via Rail, Maxime Dupont-Demers.

La construction du tracé initial du TGF de Via Rail s’étirera sur 4 ans et vise d’abord le triangle Montréal-Ottawa-Toronto.

Par la suite, une deuxième phase incluant Québec et London, en Ontario, serait dans les cartons.

Le projet de TGF de Via Rail propose de construire un nouveau corridor de trains rapides avec 15 départs par jour en partance de chaque ville.

Axe stratégique

La Chambre de commerce de Québec soutient que le corridor Québec-Montréal constitue un axe économique stratégique au pays. Ce qui pourrait priver Via Rail d’un important bassin de clients et de revenus potentiels.

«Cela fait plus de 30 ans que l’axe Québec-Windsor est sur la table. Pourquoi reléguer le lien Montréal-Québec en phase 2 maintenant que le fédéral prévoit des investissements majeurs en infrastructure?» s’est questionné M. Aubut.

Le regroupement de gens d’affaires promet d’ailleurs de sensibiliser les élus provinciaux et fédéraux à leur cause au cours des prochains mois.

Des rencontres sont prévues notamment avec les ministres Jean-Yves Duclos et Marc Garneau du gouvernement Trudeau ainsi qu’avec le pdg de Via Rail, Yves Desjardins-Siciliano.