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Jouer avec la rage au cœur

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Il manquait un petit quelque chose dernièrement au Canadien. Pas que le club jouait si mal, mais d’une façon automatique, robotisée, sans véritable émotion.

On tentait de conserver une mince avance en y allant de prudence, un état d’esprit qui lui a coûté plusieurs points au classement.

Cette fois, c’est avec la rage au cœur que le Tricolore a entamé la rencontre.

Et cela a fait une méchante différence!

On comprend le gardien Craig Anderson d’avoir exprimé sa frustration en première période, quand les hommes de Michel Therrien l’ont bombardé de... 27 tirs.

J’ai bien aimé l’attitude de Max Pacioretty, qui est intervenu au bon moment pour montrer la voie à ses coéquipiers.

En sautant sur la glace seul, vendredi matin, au lendemain de la quatrième défaite consécutive à Detroit, le capitaine a voulu lancer un message.

Il a été compris, aucun doute là-dessus.

C’est comme si le Tricolore, après son début de saison historique et son brio lors de la première absence de Carey Price, a par la suite oublié la recette qui lui avait fait connaître tant de succès.

Pousser la machine à fond, avec un échec avant forcené, peu importe le pointage.

Jouer avec la rage au cœur, quoi.

Le flair de Therrien

Therrien aussi a passé des messages qui ont été entendus.

Tout d’abord à Nathan Beaulieu. En le laissant de côté jeudi, il l’a piqué au vif. Le jeune défenseur, qui n’avait plus la même fougue récemment, l’a retrouvée hier.

Le Tricolore connaît du succès à l’attaque quand ses défenseurs se lancent en zone adverse au moment opportun, comme ç’a été le cas face aux Sénateurs, avec Beaulieu et Jeff Petry.

Et Therrien a eu du flair avec Dustin ­Tokarski. Mike Condon a bien joué dans l’ensemble, mais pas assez, ces derniers temps, pour que le poste de remplaçant numéro 1 de Price lui soit automatiquement octroyé.

Une bonne vieille compétition entre gardiens, ça met toujours du piquant dans le vestiaire.

C’était une vraie victoire d’équipe hier. En fin de match, les joueurs se sont sacrifiés pour conserver l’avance en désavantage numérique. Alexeï Emelin a servi de solides mises en échec.

La rage au cœur...

 

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