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Une usine de joueurs de soccer de haut niveau

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USA Today Sports Anthony Jackson-Hamel a atteint la MLS après être passé par le programme de soccer de l’école Cardinal-Roy.

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Depuis sa création, il y a 21 ans, le programme sport-études soccer de l’école Cardinal-Roy peut se vanter d’avoir produit des joueurs de très haut niveau.

Instauré en 1995, le programme de l’Association régionale de soccer de Québec compte, parmi ses diplômés, Anthony Jackson-Hamel, de l’Impact de Montréal, Olivier Brett, analyste à RDS, Myriam Bouchard, qui a participé à la Coupe du monde de 2008, au Chili, Mélissa Roy, qui a pris part à la Coupe du monde U-20 au Japon, en 2012, ainsi que Gabrielle Carle. À seulement 17 ans, elle participe présentement à un tournoi au Brésil avec la formation nationale senior. Sans compter les nombreux portes-couleurs du Rouge et Or depuis de nombreuses années.

La région a aussi offert de bons joueurs à l’équipe réserve de l’Impact dont Dominique Morin, Bastien Bourgault, Heikel Jarras ainsi que les frères Serge et John Dinkota.

EXPÉRIENCE EXTRAORDINAIRE

Joëlle Gosselin qui a aidé l’équipe canadienne à terminer au quatrième échelon des dernières universiades, se souviens trop bien de ses années à Cardinal-Roy.

«J’ai vécu une expérience extraordinaire. Les professeurs nous apprennent à devenir autonomes et de bien concilier soccer et études. Nous sommes tellement bien encadrés. Puisque nous devons parfois rater des cours en raison des compétitions, plusieurs ressources sont à notre disposition.

«Il faut toutefois maintenir de bons résultats scolaires sinon, les entraîneurs ne nous permettent pas de sauter sur le terrain. Mon passage à Cardinal-Roy m’a très bien préparé pour le cégep et, ensuite, l’université.»

Membre du Rouge et Or, Gosselin, à sa première saison dans les rangs universitaires, en 2014, a été élue joueuse par excellence du championnat canadien. Gosselin a fait partie du programme sport-études pendant cinq ans. Au total, 14 membres de la dernière édition du Rouge et Or ont fréquenté le programme sport-études de Cardinal-Roy.

De son côté, Helder Duarte, directeur technique de l’ARS Québec, croit qu’il sera plus facile de «fournir» les équipes du Dynamo à travers le programme.

«C’est certain que nous allons privilégier les athlètes qui sortiront de nos programmes. Nous allons les former pour qu’ils puissent intégrer nos équipes selon nos critères et en fonction de ce qu’on recherche.»

« C’est possible pour les joueurs de Québec » - Anthony Jackson-Hamel

De tous les joueurs issus du programme sport-études de soccer de l’école Cardinal-Roy, Anthony Hamel-Jackson est sans aucun doute celui qui a atteint le plus haut niveau.

Le joueur de 22 ans s’aligne au sein de l’Impact de Montréal, en MSL, après avoir été membre de son académie.

Jackson-Hamel a disputé deux rencontres avec l’équipe canadienne pendant le championnat des moins de 20 ans de la CONCACAF.

«C’est pendant deux années dans le programme sport-études et au sein de l’académie Pro-Foot, avec Fergus et Olivier Brett, que j’ai appris les bases du soccer. Que j’ai reçu les outils nécessaires à mon développement.»

MATURITÉ

Pour faire partie du programme sport-études, ça prend une certaine maturité.

«Lorsque j’étais en quatrième année du primaire, je voulais en faire partie, mais je n’étais pas rendu là. J’ai attendu un an et, en bout de ligne, ça été bénéfique.

«Mon message aux joueurs de Québec est que c’est possible. Jouer pour vous amuser et croyez en vos chances. Ce n’est pas parce que vous être originaires de Québec que vous ne pouvez pas évoluer chez les professionnels. Bien au contraire.»

Ne manque que l’Abitibi et le Saguenay

Le soccer gagne en popularité et la présence de programme sport-études à travers le Québec y contribue grandement.

Après s’être implanté dernièrement au Saguenay, le sport-études soccer est présent dans 16 des 18 régions du Québec. Seules l’Abitibi et la Côte-Nord ne possèdent pas un tel programme. Ce n’est toutefois pas en raison du manque de popularité du soccer chez les jeunes.

«Le problème se situe au niveau des personnes ressources, a mentionné Éric Leroy, directeur technique à la fédération provincial de soccer. Nous souhaitons, un jour, implanter des programmes sport-études dans ces région, mais pour l’instant, ce n’est toutefois pas possible.»

Leroy avoue qu’avec le super PEPS, le programme de Québec est allé de l’avant.

«Notre but est d’amener les joueurs vers les équipes professionnelles ou nationales tout en priorisant les études. Avec le super PEPS, nous venons de franchir un cap. Nous pensons que notre programme sport-études est modèle pour le reste du Québec», a conclu Leroy.