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Le Beu-Bye 15 atteint sa cible

Une édition plus accomplie et bien tournée

Le Beu-Bye 15 atteint sa cible
Photo crédit Peter Marcoux

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Le Beu-Bye 2014 avait été, l’an dernier, une belle bulle d’effervescence et de plaisir. La nouvelle édition de cette revue humoristique de l’année, concoctée par Le Théâtre du temps qui s’arrête, atteint à nouveau la cible avec un spectacle qui s’affirme de plus en plus.

L’aventure casse-cou entreprise par Lucien Ratio et son équipe, à l’affiche jusqu’au 20 décembre au Théâtre de la Bordée, connaît une belle évolution avec un niveau de qualité supérieur à la première édition de 2014.

Le collectif s’est servi de l’expérience acquise pour bâtir une édition qui a du mordant, qui est pleine d’humour et qui tient mieux la route.

L’équipe d’auteurs constituée de Lucien Ratio et des comédiens Joëlle Bourdon, Jean-Michel Déry, Philippe Durocher, Edwige Morin, Monika Pilon et Nicola-Frank Vachon ratisse large.

Les sujets abordés et les clins d’oeil sont nombreux avec le nouveau Star Wars, la Trudeaumanie, les réfugiés syriens, les grèves dans le secteur de l’éducation, Uber, Marcel Aubut, Régis Labeaume, Lise Thibault, Unité «ça n’a plus de bon sens» 9, Game of Thrones, Eugénie Bouchard et François Bugingo.

Matricule 728 qui brasse des enfants dans une classe où le professeur est en grève, la carrière de chanteur de Denis Lévesque, les frasques de Mononc’ Marcel, un beau clin d’œil à Normand L’Amour et l’arrivée de Jacques Parizeau au paradis font partie des belles réussites de ce Beu-Bye 15.

Le Beu-Bye 14 débute avec le phénomène de l’heure et la folie Star Wars où Darth Harper et Justin Skywalker se livrent un combat d’épée laser.

Il y a de superbes moments de folie avec cet homme qui décide de faire appel à Uber, lorsque sa conjointe enceinte perd ses eaux, l’arrivée de Mononc Marcel, en boxeur et portant un chandail des Nordiques, au son d’une chanson qui parle de bisous, bisous sur la bouche et l’arrestation de Joël Legendre, où le nouveau venu Jean-Michel Déry s’illustre avec d’étranges déhanchements.

Mariage déjanté

Le mariage entre Pierre-Karl «en français» Péladeau et Julie Snyder, décrit par les commentateurs de TVA Sports, avec la présence de l’empereur Régis et de Céline Dion, solidement interprétée par Monika Pilon, est particulièrement déjanté.

Le pastiche d’Unité 9 avec l’entrée de Lise Thibault à Lietteville, Marcel Aubut dans le rôle de Monsieur Musique, le gardien de prison Yves Bolduc et la présence des Marie Lamontagne, Suzanne Beauchemin, Shandy, Jeanne Biron et un clin d’oeil à Frank-Nicola Vachon, qui joue son frère dans cette série, est aussi un beau moment de folie.

On a même recréé l’univers de Game of Thrones avec Lord Bernier (Maxime), Lord Blainey, Seigneur Deltell, Harper Barathéon, Tom Snow (Mulcair), Lord Trudeau et Trump Lannister.

Les comédiens s’acquittent bien de leurs tâches et on peut mettre des petites étoiles dans les cahiers du comédien Jean-Michel Déry, qu’il fait bon de voir dans une aventure humoristique et où il se tire très bien d’affaire. Tout comme pour Monika Pilon et pour l’ensemble de son œuvre.

Le Beu-Bye 15 est présenté jusqu’au 20 décembre au Théâtre de la Bordée, avec des représentations le dimanche, à 15 h et à 20 h.