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Des frissons au Stade olympique

Russell Martin a réalisé un vieux rêve en jouant devant les siens

Russell Martin
Photo AFP Russell Martin

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En 2014, le baseball majeur avait repris vie à Montréal le temps d’un week-end avec deux matchs des Blue Jays. Mais cette année, la deuxième édition de l’événement a été encore plus magique puisqu’elle mettait en vedette un «p’tit gars de la place»: Russell Martin.

Le receveur des Jays est dans les ligues majeures depuis plusieurs années, mais les Expos avaient déjà déménagé lorsqu’il y a fait ses débuts. Il n’avait donc jamais pu affronter l’équipe qu’il a admirée en grandissant.

Les Jays et les Reds de Cincinnati se sont partagé les honneurs de cette courte série présaison, mais le résultat importe peu. Ce que les 96 545 spectateurs retiendront, c’est la magie qui s’est installée dans le vieux stade pour l’occasion.

«Ça m’a beaucoup touché. La foule m’a accordé plusieurs ovations. C’était malade. Je ne m’attendais pas à ça. J’avais tellement hâte de jouer au Stade olympique. Mon rêve d’enfance s’est réalisé», avait dit Martin après le premier match.

Déjà que l’émotion était à son comble, on a atteint un paroxysme lors de la présentation des hymnes nationaux, interprétés au saxophone par le père du joueur étoile.

«C’est venu me chercher. Il a joué avec son cœur et je n’ai pas pu retenir mes larmes à la fin», avait-il admis.

La saga de la poignée de main

Eugenie Bouchard n’a pas connu le début d’année souhaité. Loin de là. Après avoir fait l’impasse sur la Coupe Fed plus tôt dans l’année – le Canada avait alors subi l’élimination à sa première présence au sein du Groupe mondial –, Bouchard a décidé de porter à nouveau les couleurs de son pays pour les rencontres de barrage contre la Roumanie.

Des victoires devant son public auraient pu aider à sa confiance, qui en avait pris pour son rhume dans les mois précédents.

Malheureusement pour l’ancienne nº 7 mondiale, ç’a été tout le contraire.

Tout avait très mal commencé pour elle, avec ce dont on se souviendra comme étant «la saga de la poignée de main». Lors du tirage au sort, Bouchard avait refusé de serrer la main d’Alexandra Dulgheru devant les caméras.

Les Roumaines ont obtenu vengeance de la meilleure façon en battant deux fois Bouchard en deux matchs. Dulgheru et son clan s’étaient ensuite moqués de la Montréalaise en parodiant son refus lors de leurs célébrations.

Le Canada avait finalement perdu 3 à 1 et avait du coup été relégué au Groupe mondial II.

Avril en rafale 

  • La grande famille du Canadien est encore une fois en deuil. À peine quelques mois après le décès de Jean Béliveau, l’organisation doit cette fois dire au revoir à Elmer Lach (97 ans) et à Dollard St-Laurent (85 ans).
  • Impact Après avoir arraché un match nul de 1 à 1 au Club América au Mexique, l’Impact s’incline 4 à 2 lors du match retour à Montréal. Les Mexicains avaient marqué trois buts en moins de 15 minutes en deuxième demie pour anéantir les espoirs des Montréalais et des 61 004 spectateurs dans les estrades du Stade olympique.
  • Canadien C’est le début des séries de la LNH. Le Canadien élimine les Sénateurs d’Ottawa au premier tour et retrouve le Lightning de Tampa Bay en demi-finale d’association. Les Kings de Los Angeles, champions en titre, et les Bruins de Boston n’ont pas réussi à se tailler une place pour la grande danse du printemps.
  • Baseball À Baltimore, deux jours après les émeutes provoquées par la mort en détention d’un Noir de 25 ans, Freddie Gray, les Orioles accueillent les White Sox de Chicago... sans aucun spectateur. La Ville avait imposé un couvre-feu à ses résidents et la Ligue a préféré jouer le match à huis clos.
  • Une nouvelle vedette est née dans le monde du golf: Jordan Spieth. Âgé de seulement 21 ans, il a remporté le prestigieux Tournoi des maîtres, égalant même le record de Tiger Woods avec un cumulatif de -18 sur le parcours. Woods avait réussi cet exploit en 1997.