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Un kamikaze des attentats de Paris avait été signalé pour radicalisation

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AFP Bilal Hadfi.

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BRUXELLES |  Le personnel de l’école de Bruxelles où étudiait Bilal Hadfi, l’un des kamikazes du Stade de France le 13 novembre dernier, s’était inquiété de sa radicalisation auprès des autorités, mais l’information n’a pas été transmise à la police et à la justice, rapportent des médias belges.

Le Comité P (Comité permanent de contrôle des services de police) interroge le directeur et les enseignants de l’institut Anneessens-Funck, que Bilal Hadfi a quitté en février dernier pour rejoindre la Syrie, pour tenter d’en comprendre les raisons, écrivent De Morgen et Het Laatste Nieuws.

Selon les deux quotidiens néerlandophones, des documents montrent que le personnel était sérieusement préoccupé par les opinions extrémistes du jeune homme, opinions qu’il exprimait en salle de classe.

Les deux journaux ajoutent que le directeur de l’institut avait informé en avril l’administration de l’enseignement de Bruxelles que Bilal Hadfi, de nationalité française, avait gagné la Syrie.

On ignore quand les responsables de la sécurité ont été avertis que Bilal Hadfi s’était rendu en Syrie. À son retour en Europe, il a échappé aux services de renseignement. L’appartement où il résidait auparavant avait été mis sur écoute, mais Bilal Hadfi n'y est jamais retourné. (Barbara Lewis; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)