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Histoires et secrets de la famille Rougeau

Ils sont le sujet d’un documentaire de la série 25 ans d’émotions, diffusé sur les ondes de RDS

Les frères Jacques et Raymond Rougeau parlent à cœur ouvert dans Les Rougeau, 4 générations de lutteurs.
Photo courtoisie Les frères Jacques et Raymond Rougeau parlent à cœur ouvert dans Les Rougeau, 4 générations de lutteurs.

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Le clan Rougeau est certainement un des plus connus du monde sportif québécois. L’histoire de cette célèbre famille de lutteurs est si intéressante qu’elle a donné lieu à un documentaire intitulé Les Rougeau, 4 générations de lutteurs, produit par le Réseau des Sports (RDS).

Ce documentaire, dans lequel on voit parler à cœur ouvert les frères Jacques Jr, Raymond et Armand, de même que leur sœur Joanne, qui a été diffusé mardi sur les ondes de RDS.

Pierre-Carl Ouellet, ancien partenaire de Jacques Rougeau, résume bien la réputation de la famille : «Je pense que le nom Rougeau, ça veut dire lutte professionnelle, comme le nom Villeneuve veut dire course automobile», dit-il en ouverture de l’émission.

Passion et respect

On y parle donc bien sûr de lutte, on raconte des anecdotes, des souvenirs, mais on en apprend aussi sur les liens entre les membres de la famille et la relève, alors que les fils de Jacques Jr, Émile et Cédric représentent la quatrième génération.

Ce qui ressort, c’est évidemment la passion et le respect qu’ont les membres de cette famille pour la lutte. Ils doivent cela à leur père Jacques et à son frère Johnny.

En entrevue au Journal, Jacques Jr s’est dit très touché et très honoré qu’un tel documentaire soit fait sur sa famille.

«Pour moi, c’est encore plus gros qu’un Temple de la Renommée ou une coupe Stanley. Et surtout, ça nous permet de rendre hommage à notre père de son vivant. Ça me touche vraiment, a-t-il souligné.

«Mon père a 85 ans et il a été respecté par tout le Québec. Il a été un tough, un dur à cuire et a fait partie de la culture québécoise. Les gens viennent souvent me voir pour me dire à quel point mon père était un chic type et pas juste dans le monde de la lutte.»

Pas toujours facile

Les Rougeau ont grandi sous les projecteurs. Mais la vie n’a pas toujours été facile avec un nom de famille aussi populaire.

«Quand j’ai commencé, la pression était ultra forte à Montréal. Un autre Rougeau qui arrivait. La marche était haute. Des fois, j’aurais aimé changer mon nom, pour que les attentes soient moins grandes», dit Armand, qui affirme s’être senti comme le «mouton noir» de la famille, surtout après avoir été happé par une voiture à l’âge de 13 ans.

«Je voyais mon père sur un piédestal que je n’étais pas capable d’atteindre. Je pense que j’ai eu de la misère à m’adapter au nom», a-t-il ajouté.

Une seule passion

Quant à Jacques Jr, qui n’a eu qu’une passion dans la vie – la lutte, évidemment –, l’héritage de la famille venait avec une autre forme de pression.

«Je pense que j’ai vécu ma vie pour mon père. J’ai toujours voulu qu’il soit fier de moi», a admis Jacques Jr devant les caméras.

L’équipe de télévision a également suivi ce dernier pendant quelques mois. On le voit donc donner des conférences dans les écoles, où il tente d’aider à enrayer l’intimidation, et un peu partout au Québec, où il présente son spectacle familial. Ce sont deux accomplissements dont il est très fier.