/lifestyle/health
Navigation

De bonnes hanches

Male Osteopath Treating Female Patient With Hip Problem
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

Eh oui! Nous vivons plus vieux! Effectivement, depuis quelques décennies, l’espérance de vie a augmenté significativement chez les femmes, mais aussi chez les hommes. C’est bien beau tout ça, d’ajouter de la quantité, mais il faut que la qualité de vie soit au rendez-vous.

Rares sont ceux qui souhaitent vivre 100 ans dans des conditions lamentables. La popularité sur le terrain du projet de loi sur l’aide médicale à mourir en est la preuve. Avec la prolongation de la durée de vie viennent automatiquement les problèmes d’arthrose ou d’usure à différentes articulations. Les hanches sont souvent atteintes.

USURE

Pour simplifier, l’articulation de la hanche est composée de la tête du ­fémur et d’une cavité dans le bassin ­appelée le cotyle.

Avec le temps et dans des conditions défavorables, le cartilage de ces os, ­originellement lisse, devient rugueux, un peu comme du papier sablé.

Il en résulte des douleurs situées ­surtout dans l’aine lors de certains mouvements. Par la suite, si l’articulation continue à se détériorer, on ­remarque des douleurs au repos qui ­irradient dans les structures qui sont autour. Ainsi, progressivement, il ­s’installe des raideurs importantes.

Par exemple, le simple fait de mettre ses chaussettes devient une aventure pénible. À ce stade, une visite chez l’orthopédiste est nécessaire afin d’évaluer la marche à suivre pour l’avenir. Avec un bon examen physique et des radiographies pour évaluer l’épaisseur du cartilage, le spécialiste discutera avec vous des options possibles pour le futur.

Il pourra vous conseiller un traitement conservateur ou une approche chirurgicale, par exemple une prothèse de la hanche (PTH).

L’APPROCHE CONSERVATRICE

Si les examens objectifs ne montrent pas d’arthrose grave et si vous n’êtes pas trop limité dans vos activités de la vie quotidienne, l’orthopédiste pourra vous suggérer un traitement conservateur. Celui-ci consiste en la prise d’une médication anti-inflammatoire, de ­possibles infiltrations de cortisone ou de la physiothérapie.

Le physiothérapeute, par différentes modalités antidouleur et anti-inflammatoires, tentera de diminuer la crise aiguë. Ensuite, par des mobilisations passives des articulations concernées, il s’assurera de préserver ou d’augmenter l’amplitude des mouvements.

Enfin, avec un programme d’exercices spécifiques à la condition arthrosique, il s’assurera d’améliorer l’endurance et d’éviter les crises inflammatoires.

LE TRAITEMENT CHIRURGICAL (PTH)

Certains éléments amèneront l’orthopédiste à vous proposer une prothèse de hanche. Ainsi, des facteurs comme l’âge, l’intensité de la douleur, la ­présence d’une boiterie et de raideurs importantes faciliteront la décision ­d’aller vers la chirurgie.

L’âge et le niveau d’activité du patient constituent cependant deux points très importants à considérer en raison de la durée de vie d’une prothèse. Selon certaines études, dans 94 % des cas, la durée de vie sera d’au moins 15 ans. Une opération chez un patient trop jeune pourrait le mener vers une deuxième chirurgie à la même hanche. Il est important de savoir que ce n’est pas une opération simple. Par contre, cette chirurgie est considérée en Europe comme l’intervention qui améliore le plus la vie des patients.

Après la chirurgie, on peut prévoir une période de convalescence d’environ trois à six mois. Certains patients pourront faire leur rééducation eux-mêmes. D’autres auront besoin de professionnels en physiothérapie pour mobiliser, renforcer et améliorer leur endurance. Vous pouvez leur confier votre hanche neuve; au cours des dernières années, ils ont acquis une bonne expertise dans ce domaine.