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Il faut qu'on parle de Cologne

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Depuis plusieurs jours, je me demande si je dois écrire sur les attentats de Cologne. Non, des bombes n’ont pas explosé à Cologne, non, des terroristes n’ont pas attaqué des bars ou des restos, mais attentats il y a eu.

 

Attentats à la pudeur, assauts sexuels, viols. Des centaines d’hommes migrants ou réfugiés qui attaquent des femmes dans la rue, pour les violer, les voler, les tabasser. Si ce ne sont pas des attentats, je ne sais pas ce que c’est.

 

 Les victimes se comptent par millier, des femmes agressées par des hordes d’hommes qui vraisemblablement, aiment critiquer la femme occidentale, mais ne se gênent pas pour en abuser.

 

On doit appeler ça des mœurs à géométrie variable.

 

Où l’homme devient un animal, la femme moderne n’a pas à s’adapter, ni à modifier ses manières, ses habitudes ou son style. Ceux et celles qui tiennent le discours de l’adaptation ont tout faux : la victime n’a jamais à devenir coupable.

 

Les femmes occidentales n’ont pas à reculer parce que certains hommes vivent encore à l’âge de pierre.

 

Marcher dans la rue à la noirceur n’est pas un crime, faire des attouchements en est un.

 

Sauver le monde est un objectif noble. Accueillir des réfugiés l’est aussi, mais tout cela ne se fera pas sans heurt. L’Allemagne en sait quelque chose depuis quelques jours.

 

Il faut qu’on parle de Cologne, et il faut enfin parler des différences culturelles.

 

Oui, on doit en parler, même si c’est tabou.

 

Non, ce n’est pas qu’un fait divers.

 

Non, ce n’est pas qu’un hasard.

 

"Pas d’amalgame" diront encore certains, mais la réalité, c’est que plus la culture d’origine est éloignée de la culture d’accueil, plus il sera difficile de s’y adapter, de s’y intégrer.

 

"Des hommes occidentaux violent aussi !" diront d’autres en banalisant les évènements de Cologne, comme s’il était possible de comparer une pomme et un ananas sous prétexte qu’ils sont tous les deux des fruits.

 

Quels sont les programmes sociaux d’intégration des migrants en Allemagne ? Est-ce suffisant d’ouvrir les frontières et de penser que tout se passera bien, comme par magie ? Non, l’intégration ne se fait pas en claquant des doigts, surtout lorsqu’on accueille des gens de cultures diamétralement opposées aux nôtres. Dans plusieurs pays on apprend la langue aux nouveaux arrivants, mais la langue n’est pas suffisante : on peut comprendre une langue, la parler, mais ne pas maitriser les codes culturels qui l’accompagnent : une langue s’apprend relativement facilement, ce n’est pas le cas des mœurs, les évènements de Cologne nous le prouvent.

 

Une chose est certaine : il faut qu’on parle de Cologne, et il ne faut pas cesser de le faire. Ne pas en parler, c’est de faire gagner les agresseurs.