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Drolet de retour

La nouvelle mère de famille participera aux Championnats canadiens

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Photo Agence QMI, Maxime Deland Marie-Ève Drolet

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En janvier 2015, Marie-Ève Drolet a donné naissance à son premier enfant, une charmante petite fille prénommée Zoey.

Un an plus tard, plusieurs livres en moins et dans une forme physique qui rappelle ses beaux jours, la patineuse de vitesse tentera de se qualifier pour les Mondiaux de courte piste et les Coupes du monde d’hiver lors des Championnats canadiens seniors, à partir de ­demain à l’aréna Maurice-Richard.

«J’aime le défi de passer d’une débutante à un haut niveau!», a lancé Drolet, mercredi.

Celle qui n’a pas perdu sa joie de vivre a été suivie en physiothérapie de mars à juillet, avant de s’adonner au vélo et à la musculation. Elle n’a enfilé ses patins qu’en août. Puis, la native de Saguenay a terminé deuxième au classement cumulatif de la qualification nationale en novembre.

«J’ai pris mon temps, car je voulais bien faire les choses et ce fut payant. Je me sens à 100 %, comme à ma dernière année», a soutenu la maman de 33 ans, qui continue d’allaiter matin et soir.

Tout comme ses coéquipières, son entraîneur était bien heureux de la ­retrouver.

«Depuis un mois et demi, elle a pris une petite coche. Elle est revenue à des performances qu’elle pouvait faire dans le passé», a observé Frédéric Blackburn.

Nouvelle priorité

«Je savais qu’elle avait de grandes capacités au niveau physique, mais autant que ça, c’est une petite surprise, a-t-il admis. On a donc mis l’emphase sur la ­tactique.»

Drolet ne peut le contredire, elle qui n’en est pas à son premier retour à la compétition.

Elle a déjà pris une pause de six ans pour ses études et c’est sans compter

les blessures qui l’ont affligée au fil des ans.

«Stratégiquement, je dois être plus alerte quant à ma prise d’informations, afin de savoir ce qui se passe autour de moi. Je trouve qu’il y a plus de dépassements, plus de changements de tracés, mais je suis prête.»

Pour Drolet, sa nouvelle réalité lui a appris qu’il n’y a pas seulement le sport dans la vie.

«J’ai un autre rôle et je suis heureuse. Ça change la vision des choses. Je suis toujours passionnée, mais le patin est moins important. Les priorités ­changent», a-t-elle expliqué.

Plusieurs prétendantes

Marie-Ève Drolet n’est pas la seule patineuse qui souhaite se qualifier pour les Championnats du monde et les deux Coupes du monde d’hiver.

À 35 ans, Anouk (Leblanc-Boucher) English tentera aussi de reprendre sa place au sein de l’équipe nationale.

Face à des têtes d’affiche comme ­Marianne St-Gelais et Valérie Maltais ainsi qu’à de jeunes affamées telles que Kasandra Bradette et Audrey Phaneuf, la tâche s’annonce ardue.

Des 32 femmes qui prendront part aux Championnats canadiens, qui comptent pour 80 % de la note de sélection, seulement cinq seront invitées aux Mondiaux de Séoul et six pour les rendez-vous de Dresden, en Allemagne, et Drodrecht, aux Pays-Bas.

La compétition sera très ouverte et plusieurs prétendantes aspirent à une qualification.

«On a un peu de misère à nommer présentement toutes celles qui pourront se qualifier», a avoué l’entraîneur de la formation nationale féminine, Frédéric Blackburn.