/slsj
Navigation

Les 5 défis de l’industrie du bois

Coup d'oeil sur cet article

L’année 2016 s’annonce déterminante pour l’industrie forestière de la région. Entre les défis économiques, logistiques et environnementaux liés à l’exploitation de la plus grande ressource naturelle du Saguenay-Lac-Saint-Jean, cinq enjeux majeurs tous reliés entre eux seront à surveiller au cours des prochains mois.

1. Prix de la fibre

Karl Blackburn
Photo courtoisie
Karl Blackburn

«Il faut avoir accès à une fibre de qualité, à une juste valeur marchande. Sinon, ça amène une certaine incertitude par rapport au volume d’approvisionnement. Et une entreprise sans fibre, ça ne peut pas fonctionner», explique le porte-parole de Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn. Car le coût de la fibre au Québec est extrêmement élevé comparativement à l’Ontario, et ramener ce prix à un niveau acceptable demeure la priorité numéro un cette année.

2. Le retour de la norme FSC

«À court terme, c’est clair qu’on devrait avoir des développements du côté des certifications FSC. 2016 devra amener son lot de réponses à ce niveau», croit M. Blackburn. Outre PFR, d’autres entreprises forestières pourraient perdre leur certification de la Forest Stewardship Council au cours de l’année.

3. Caribou forestier et communautés autochtones

Christian Awashish
Photo Agence QMI
Christian Awashish

«Les questions autochtones et la préservation du caribou forestier sont des enjeux qui vont bien au-delà du rôle et des responsabilités des entreprises. C’est le gouvernement qui a la responsabilité de répondre à ces enjeux», rappelle le Conseil de l’industrie forestière du Québec. Les décisions que prendront les Premières Nations afin de donner – ou non – leur consentement de plein gré à l’exploitation de la forêt détermineront la suite des choses.

4. Freiner les pertes d’emplois

Papetière de PFR
Photo Agence QMI
Papetière de PFR

Depuis 2005, on compte 1630 emplois permanents qui ont été perdus dans la région, selon l’Enquête sur les pertes d'emplois dans l'industrie de transformation du bois et du papier publiée par le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs (MFPP) en octobre 2015. Pour l’ensemble du Québec, c’est près de 20 000 travailleurs d’usine qui ont perdu leur emploi, selon cette même étude.

5. L’approvisionnement en bois

Photo Fotolia

Entre le maintien d’une certification et l’accès à la ressource, le choix est facile pour les entreprises. Une entreprise qui n’a pas sa certification FSC peut tout de même fonctionner, mais une entreprise qui n’arrive pas à s’approvisionner suffisamment est condamnée à échouer, rappelle Karl Blackburn. C’est pourquoi l’accès à la ressource, à un prix compétitif, demeure l’une des plus grandes priorités pour 2016.

Les villes unies pour la forêt

L’état précaire de l’industrie forestière préoccupe non seulement le Saguenay–Lac-Saint-Jean, mais bien l’ensemble des régions qui dépendent du bois. C’est pourquoi l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a créé un nouveau Comité sur la forêt en novembre dernier afin de faire entendre la voix des municipalités auprès du gouvernement.

Parmi les membres de cette coalition, on retrouve notamment les maires de Roberval, Dolbeau-Mistassini, Alma et Saint-Félicien.

Inclure les régions

«On ne veut pas faire bande à part. On veut accompagner le gouvernement et être à la table. Le meilleur signe qu’on pourrait avoir, ce serait d’inclure les régions dans le processus le plus tôt possible», croit le maire de Saint-Félicien, Gilles Potvin.

«Maintenant qu’on a un vrai ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs qui s’occupe du dossier, et pas seulement un sous-ministre, on sent du positif», dit celui qui a représenté l’UMQ lors de leur seule sortie publique le 25 novembre dernier.

Lors d’une conférence de presse conjointe avec entre autres le Conseil de l’industrie forestière du Québec et la Fédération des chambres de commerce du Québec, l’UMQ avait alors insisté auprès du gouvernement afin que celui-ci redonne à l’industrie forestière sa place de leader à l’échelle nord-américaine.

Les membres du comité doivent se réunir à nouveau d’ici la fin du mois.