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Les pertes d’audition liées à la musique forte

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Dominique, 28 ans, de Québec, demande si c’est dangereux pour l’oreille d’écouter de la musique forte.

C’est logique de croire que l’écoute de la musique à un fort niveau sonore pendant une longue période peut favoriser une perte d’audition, mais ce n’est pas aussi rapide que nous le croyons. L’oreille humaine est très résistante.

Prenons l’exemple d’un travailleur d’usine qui est exposé à un niveau de bruit équivalent ou supérieur à de la musique forte toute la journée.

Il lui faudra plusieurs années d’exposition quotidienne au bruit pour que la perte d’audition apparaisse. Mais attention, des recherches démontrent qu’effectivement de plus en plus de pertes d’audition sont liées à l’écoute de la musique forte chez les jeunes.

En effet, certaines habitudes d’écoute jugées à risque augmentent la probabilité de développer une perte d’audition et ces habitudes vont de la durée d’écoute hebdomadaire au niveau sonore de la musique.

Par exemple, il est reconnu que nous pouvons écouter huit heures consécutives de musique sous écouteurs à 85 dBA sans risque pour l’audition. Cependant, cette théorie est exponentielle, il suffit de 10 minutes d’écoute à un niveau de 102 dBA pour causer des dommages aux cellules ciliées de l’oreille interne.

Voici des repères pour les sons en décibels (dB):

  • 50 dB: musique douce
  • 80 dB: rue bruyante
  • 85 dB: bruit d’une tondeuse, seuil de danger
  • 100 dB: baladeur à son volume maximum, bruit d’un marteau-piqueur
  • 100-105 dB: musique en discothèque ou en concert, bruit de sirène d’ambulance
  • 120 dB: bruit d’un réacteur d’avion

Heureusement, plusieurs stratégies peuvent aider à réduire les risques liés à l’écoute de la musique forte. Il existe sur le marché des écouteurs ayant un réducteur de bruits intégré. Ces réducteurs de bruits diminuent les bruits ambiants pour vous permettre d’écouter votre musique à un niveau moindre.

Il est aussi recommandé de limiter l’écoute de musique à de forts volumes. Il existe également diverses applications sur les téléphones intelligents qui peuvent vous aider à gérer ou même bloquer le niveau sonore maximum de ces derniers.

Test d’audition

Si, malgré ces précautions, vous percevez des signes précoces d’une perte auditive tels que: de la difficulté à suivre une conversation en présence de bruits; l’impression que les gens autour de vous n’articulent pas; des bourdonnements ou des sifflements dans les oreilles (acouphènes), nous vous recommandons de passer un audiogramme (test d’audition) en plus de consulter votre médecin.

L’importance d’avoir un bon taux de cholestérol

Michel, 56 ans, de Lévis, demande si un taux excessif de cholestérol noté chez une personne se doit d’être corrigé.

Non contrôlé, cet excès devient un facteur de risque important de développement des maladies coronariennes ou d’accidents vasculaires cérébraux, au même titre que le tabagisme ou l’hypertension.

Le cholestérol est une substance grasse indispensable à la vie, car elle constitue la composante fondamentale des membranes cellulaires et contribue, entre autres, à la fabrication de substances telles que la vitamine D ou de certaines hormones.

Le bon et le mauvais

Notre foie produit 80 % du cholestérol, le reste vient de l’alimentation d’origine animale (incluant le poisson). Celui qu’on appelle le «bon» cholestérol est transporté par la lipoprotéine HDL (lipoprotéines de densité élevée). Son travail consiste à faire le grand nettoyage des artères et achemine au foie le cholestérol en trop présent dans certains organes.

Le «mauvais» cholestérol, quant à lui, est transporté par la lipoprotéine LDL (lipoprotéine de faible densité) et a la faculté de se déposer sur les artères. À la longue, ces excès favorisent la formation de plaques de graisse pouvant conduire à l’athérosclérose.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer un taux élevé de cholestérol: les antécédents familiaux, l’âge, le tabagisme, le diabète, la sédentarité, l’hypertension artérielle, l’excès de poids, la consommation excessive de gras (et non la teneur en cholestérol de l’aliment).