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«Un deuil incompréhensible»

Les émotions étaient vives lors de la vigile en hommage à la famille de Lac-Beauport victime d’un attentat au Burkina Faso

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À la suite d’une vigile fort émouvante où se sont rassemblées des centaines de personnes lundi soir à Lac-Beauport, le fils d’Yves Carrier a tenu à remercier les premiers ministres Philippe Couillard et Justin Trudeau pour leur aide depuis les attentats au Burkina Faso.

«Je ne veux pas revenir sur le passé. Les gens me disent ce qui a été dit. Je ne le vois pas. M. Couillard nous a contactés. Il nous a offert toute son aide. M. Trudeau a appelé chez nous. Il a appelé chaque membre de la famille. Le gouvernement fédéral s’occupe de tout. On n’a plus rien à faire. Il s’est engagé solennellement», a expliqué Frédéric Carrier, d’un ton calme et posé.

Ce discours contraste avec celui de Camille Carrier, la mère de Maude Carrier, qui est en colère contre le gouvernement canadien et sa gestion de la tragédie.

«Morts heureux»

Photo Le Journal de Québec, Annie T Roussel

À travers les larmes, Olivia Carrier a livré courageusement en quelques mots le message le plus important à retenir.

«Mes grands-parents, mon oncle, ma tante... je veux juste dire qu’ils étaient heureux d’accomplir tout ce qu’ils ont accompli là-bas. Ils sont décédés heureux», a expliqué l’adolescente de 14 ans qui a perdu plusieurs membres de sa famille d’un seul coup.

Le premier ministre Philippe Couillard s’est rendu à Lac-Beauport lundi soir afin de soutenir les proches et toute la communauté.

«Personne n’est venu ici pour prononcer des mots politiques, mais plutôt pour prononcer des mots du cœur. On reste ensemble, unis, malgré la douleur.» Le chef du gouvernement québécois a parlé d’un «deuil difficile, incompréhensible et injuste».

La mort de ces gens qui faisaient le bien, ciblés par les forces du mal, le touche particulièrement. Il incite les proches à se soutenir pour continuer à avoir foi en l’humanité.

Par un hasard de la vie, M. Couillard conserve une photo prise en compagnie de Charlelie Carrier lors d’une activité publique à Lac-Beauport.

Pas de réponse

«Ça me brise le cœur et je n’ai pas les réponses à toutes les questions», a également lancé le curé Patrice Breton.

«Nous avons le droit d’être en colère. Parce que ça ne s’accepte pas. Et Dieu nous accueille en colère. Il comprend ce que nous vivons. Nous les remercions de ce qu’ils étaient. Des gens de relation, d’amour et de joie. Ils n’ont pas fini d’être avec nous», a terminé une religieuse de la congrégation présente au Burkina Faso.