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Alexandre Carrier à l’avant-garde

L’entraîneur des gardiens des Saguenéens met la main sur un outil technologique

Xavier Potvin et Simon Boudreault-Belzile ont pu expérimenter le nouvel outil d’Alexandre Carrier sur la glace il y a quelques semaines.
photo Jonathan Hudon Xavier Potvin et Simon Boudreault-Belzile ont pu expérimenter le nouvel outil d’Alexandre Carrier sur la glace il y a quelques semaines.

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Alexandre Carrier prend tous les moyens pour assurer le bon développement de ses gardiens de but et le dernier outil dont il s’est doté en est une preuve tangible.

L’entraîneur des gardiens chez les Saguenéens de Chicoutimi détient maintenant un jeu de lumière qui est utile autant sur la glace qu’à l’extérieur de celle-ci. À la fois simple et technologique, son nouveau jouet est ajustable autant qu’il le souhaite.

«Il y a un monde de possibilités, c’est jusqu’à tant que ton imagination ne trouve plus de nouvelles idées pour créer des parcours», explique Alexandre Carrier, soulignant qu’à ce jour seulement trois gardiens de la Ligue nationale de hockey, dont Pekka Rinne, et l’Impact de Montréal ont en leur possession ce système.

Sur la glace, d’innombrables parcours sont possibles, dont les déplacements latéraux qui sont dictés selon la lumière. En dehors de la surface glacée, les pastilles lumineuses sont placées sur un mur et l’athlète doit les toucher le plus rapidement possible.

Outil de mesure

Améliorant notamment la concentration, la rapidité d’exécution et la vision périphérique, le jeu de lumière, évalué à quelques milliers de dollars, vient avec un logiciel qui permet d’entrer toutes les données via une tablette. Les résultats sont alors automatiquement enregistrés.

«Ça permet de quantifier les résultats et les gars adorent ça, soutient Carrier, qui est également entraîneur des gardiens et adjoint avec les Cantionners de Magog dans le midget AAA. Ça leur permet de se comparer entre eux et de se défier. Du même coup, ils s’améliorent en comparant leurs données des exercices précédents.»

Alex Carrier remarque également que les athlètes qui se soumettent à l’exercice emmagasinent énormément d’informations.

«Les gardiens ne se rendent pas compte qu’ils travaillent très fort», indique-t-il, ciblant l’effort mental intense qui est sollicité.

Et contrairement aux exercices sur la glace commandés à l’avance par l’entraîneur, les parcours programmés sur le logiciel sont en quelque sorte une boîte à surprises pour le gardien de but.

«Ils ne savent pas à quoi s’en tenir et du même coup, ça augmente leur niveau de stress et c’est encore plus difficile pour le cardio», ajoute Alexandre Carrier. Ils ne savent pas où ils s’en vont et c’est exactement ce qui se produit pendant un match. Rien n’est programmé dans leur cerveau et c’est ce qui rend l’exercice épuisant.»


Durant sa réhabilitation, Julio Billia a utilisé le système de lumières à l’extérieur de la patinoire. Le vétéran était d’ailleurs sur la glace avec ses coéquipiers mardi. Si tout va bien, Billia devrait renouer avec l’action ce week-end.