/news/provincial
Navigation

Québec en «manque d’idées»

La capitale nationale doit rester attrayante

Jean Lapierre, Michel Hébert, Pierre Jobin, Jean-Pierre Lessard, associé chez Aviseo Conseil et  Matthieu Arseneau, économiste principal à la Banque Nationale ont discuté des enjeux économiques et politiques, mardi, au cours d’une activité organisée par la Chambre de commerce de Québec. 
Photo jean-françois desgagnés Jean Lapierre, Michel Hébert, Pierre Jobin, Jean-Pierre Lessard, associé chez Aviseo Conseil et Matthieu Arseneau, économiste principal à la Banque Nationale ont discuté des enjeux économiques et politiques, mardi, au cours d’une activité organisée par la Chambre de commerce de Québec. 

Coup d'oeil sur cet article

Le cheval de bataille de la Ville de Québec sera de garder son pouvoir d’attraction en générant de nouveaux projets, estiment les participants à une table ronde sur les enjeux régionaux.

Pour la première fois depuis dix ans, la création d’emplois à Montréal dépassera celle de Québec en 2016 avec une augmentation de 1,6 % contre 1 % pour la capitale nationale.

«Il faut être attrayant pour le marché de l’emploi. Ce qui m’inquiète, ce sont les départs pour les autres provinces canadiennes», a affirmé Jean-Pierre Lessard, associé chez Aviseo Conseil.

Selon le chroniqueur Michel Hébert, l’administration Labeaume traverse une sorte de «passage à vide». «Elle est en manque d’idées», a-t-il dit.

L’amphithéâtre a rallié la population, mais il manque une pièce importante du puzzle. «Une fois l’amphithéâtre complété, on ne voit pas de projets de société pour la ville de Québec», a-t-il ajouté.

« Superflus »

L’anneau de glace est un projet «superflu», croit-il. Il y aurait avantage à ressusciter le dossier du lien entre la Haute-Ville et la Basse-Ville, du côté de l’autoroute Dufferin, une manière de rendre hommage par la même occasion au défunt maire Jean-Paul L’Allier.

«Si M. Labeaume avait un bon politicien devant lui, il aurait de la difficulté à vendre des projets aussi superflus.»

Une femme ferait une adversaire plus difficile qu’un homme pour le maire qui ne pourrait pas «jouer au cow-boy comme il le fait avec les journalistes».

Pour l’analyste Jean Lapierre, il y a urgence d’agir puisque les projets qui sont prêts risquent d’être les premiers à être choisis lors du lancement du prochain programme de financement des infrastructures.