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Tandis qu’il en reste encore

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Il n’y a rien qui m’énerve le plus comme chroniqueur (il faut bien parler un peu, parfois, de ses petits malheurs) de vouloir absolument recommander un vin, pour se rendre compte qu’il n’en reste presque plus.

 

Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive et j’imagine que ça m’arrivera encore. Avec les milliers de vins qui tournent sur les tablettes de la SAQ, il est difficile de les suivre tous à la trace.

À moins d’être branché directement sur l’ordinateur central du monopole.

Apaisante consolation, cependant, c’est que si ces vins se sont vendus aussi rapidement, c’est que d’autres les avaient appréciés tout autant que moi.

Pour ceux qui les sauraient manqués, cependant, en voici quelques-uns.

 

 

Altano 2013 Quinta da Ataide, Douro, Vin biologique, Symington Family, 13,5%, 3,1 g/L, Portugal (17, 75 $ Code 11157097)

Il y a trois versions d’Altano à la SAQ, Altano qui est une marque de la famille Symington, une grande maison de Porto, comme on le sait (Dow’s, Warre’s, Grahmam’s...), mais qui fait aussi des vins de table dans le Douro. Celui-ci, en termes de prix, se situe au milieu des trois et il est le seul à porter le label «bio». Le nez est relativement discret, dans un premier temps, mais la bouche est substantielle, la matière fruitée est importante. C’est un vin sérieux, bien élevé, qui a de l’amplitude. **1/2 (15,5/20)

 

Requevin 2008 Gran Reserva, Utiel-Requen, Bodegas Covinas, 13%, 4,1 g/L, Espagne (18,50 % Code 1157311)

Les amateurs de vins espagnols traditionnels ne seront pas déçus par ce vin au boisé vanillé prononcé, dans le style en fait des riojas traditionnels bien que nous soyons ici dans une autre région, un peu à l’ouest de Valence (outre 75% de tempranillo, le vin contient aussi 10% de grenache et un peu de cabernet- sauvignon et de merlot). La bouche est plutôt légère en attaque, mais la structure tannique est bien apparente et l’ensemble dégage des airs de rusticité qui, personnellement, me plaisent bien. Sur une pièce de viande grillée, on est heureux.**1/2 (15,5/20)

 

Château Coupe Roses 2011, Minervois, Granaxa, Minervois, 13,5%,  1,7 g/L, France (25,35 $ Code 862326)

On aura compris que «granaxa», c’est le nom originel du cépage grenache (le vin contient aussi 10% de syrah). D’abord floral au nez, avec des notions d’olives noires qui se développent à l’aération, et un côté boisé discret. C’est étonnamment léger en bouche, coulant, soyeux, plaisant et charmeur. On a le goût d’en boire. Vraiment délicieux. *** (16/20)

 

Barolo Riserva 2005 Beni di Batasiolo, 13,5%, 2,8 g/L, Italie (37,25 % Code 11599231)

Dans ce cas-ci, ce n’est pas que les quantités se fassent déjà rares, mais c’est tout simplement pour signaler le troisième (et dernier retour) de ce vin au Québec, que j’ai commenté déjà à quelques reprises et qui est dans notre guide des Méchants Raisins. Éventuellement, le 2006 le remplacera. Pour les amateurs de bons barolos, c’est un «dur à battre» en termes de rapport qualité-prix. Goûté encore récemment à côté d’un barolo beaucoup plus cher, il a très bien tenu son bout. Il n’a pas pris une ride par rapport au précédent arrivage.