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Kevin Bazinet tout en voix

Le chanteur a séduit son public mercredi, à la salle Albert-Rousseau

Kevin Bazinet
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Tiré à quatre épingles, Kevin Bazinet est apparu sur scène vêtu d’un veston et d’un nœud papillon. En ouverture, son trémolo laissait paraître un brin de nervosité.

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On était curieux de voir ce qu’avait à offrir le dernier gagnant de La Voix comme premier spectacle. Malgré le fait que son concert manque visiblement de rodage, Kevin Bazinet était tout en voix mercredi, un peu nerveux, mais visiblement heureux d’enfin offrir ses chansons. Et il n’a pas raté l’occasion de rendre hommage au beau-père de son coach, René Angélil.

Entouré par quatre musiciens, il donnait seulement la troisième représentation de sa tournée mercredi, à la salle Albert-Rousseau, devant un public en feu. Tout y est dans ce spectacle, mais il manquait peut-être un peu de finition et ce petit quelque chose pour créer la magie, l’étincelle.

Mais la volonté y était. Kevin Bazinet, une bête de scène en devenir, s’est livré sans pudeur, donnant tout ce qu’il avait, dans un spectacle sympathique. «Si vous saviez ce que ça représente pour moi d’être enfin ici, de vous présenter mes chansons, mon matériel», a-t-il dit.

Sa voix sensible, toujours en puissance, particulière et juste, nous a rappelé toute la soirée qu’on a eu raison de l’élire LA voix du Québec il y a un an. Il y est d’ailleurs allé de quelques prouesses vocales bien appréciées, entre autres lorsqu’il a repris I Got a Woman, de Ray Charles, question qu’on ne remette pas son titre en question.

Des chansons originales efficaces

Tiré à quatre épingles, Kevin Bazinet est apparu sur scène guitare à la main, vêtu d’un veston et d’un nœud papillon. Dans Do It, en ouverture, son trémolo laissait paraître un brin de nervosité, présent aussi dans ses premières interventions.

Côté répertoire, Kevin Bazinet a mis de l’avant les pièces pop blues de son premier album, Talk to Me, et c’est tout à son avantage. Certaines sont particulièrement efficaces en spectacle, dont Over, Come to Me et Make Things Change.

Quelques reprises qui rendent «hommage à ses racines» étaient au programme, dont Mes blues passent pu dans porte, Don’t Worry Be Happy et Stand By Me.

Hommage à Angélil

Kevin Bazinet a rendu un vibrant hommage à René Angélil pendant le spectacle. Visiblement affecté par le départ du beau-père de son coach Marc Dupré, il lui a dédié L’amour existe encore, chanson de Céline Dion qui lui a permis de faire avancer son parcours à La Voix. Tous les spectateurs se sont levés pendant son interprétation.

«C’est ma chanson porte-bonheur, confiait-il, l’émotion dans la voix. René Angélil était un homme que je respectais beaucoup. C’était un modèle dans ce milieu-là. Il m’a inspiré de plein de façons.»

Feu de camp

La deuxième partie était plus fluide, disons, et le chanteur était beaucoup plus décontracté. Ç’a débuté avec un segment acoustique de style «feu de camp». Plus tard, il a invité son amoureuse, Alicia Moffet, à interpréter en duo leur composition, la magnifique Surrender, où la chimie du couple était palpable. Un bien beau moment.

Au rappel, Jealous Guy et Jusqu’où tu m’aimes ont été interprétées en chœur par un public comblé... et un interprète qui le semblait tout autant.