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Des adieux touchants et grandioses

Les proches de René Angélil l’ont salué une dernière fois lors d’une cérémonie sobre et émouvante

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PIERRE-PAUL POULIN/JOURNAL DE MONTRÉAL/AGENCE QMI Céline Dion se recueillant sur le cercueil de René Angélil.

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Dominique Scali

«Quinze ans, ça ne laisse pas beaucoup de temps à un fils pour apprendre à connaître son père», a regretté René-Charles dans un témoignage qui lui a valu une ovation debout lors des funérailles nationales de René Angélil à la basilique Notre-Dame hier.

«Je m’assurerai de transmettre [à mes petits frères de 5 ans] ce que j’ai appris de toi», a déclaré l’adolescent qui fêtera ses 15 ans lundi. «Je te promets que nous serons à la hauteur de tes attentes», a-t-il ajouté lors de l’hommage qu’il a rendu à son père. 

Juste avant, Patrick Angélil, le plus âgé des fils de René, est parvenu à faire rire son auditoire en reprenant une expression fétiche de son père. «Tout va être correct», a-t-il lancé en en imitant l’inoubliable voix de l’impresario.

Il a tenu à souligner qu’il était chanceux d’avoir un père qui n’hésitait pas à dire «je t’aime» à ses enfants.

Solennel

Le thème de l’amour était d’ailleurs omniprésent au cours de la cérémonie, sobre et émouvante, qui s’est déroulée selon les souhaits de René Angélil, décédé le 14 janvier. Il avait lui-même choisi les chansons de Céline Dion qui ont résonné dans l’église.

Le service a débuté par un silence solennel. La foule, constituée de proches du défunt, de politiciens, d’artistes et de membres du grand public, a en effet retenu son souffle pendant quelques minutes avant l’arrivée de Céline.

Sur la musique de Trois heures 20, la chanteuse est entrée à cette heure, tenant ses deux jumeaux Eddy et Nelson par la main.

Après la communion, L’amour existe encore a tiré des larmes de plusieurs proches. Thérèse Dion s’est d’ailleurs levée à la fin de la chanson pour embrasser sa fille Céline.

Si Céline est restée muette pendant la cérémonie, elle n’a pas manqué de dessiner plusieurs signes sur le cercueil de son époux. Un langage que les époux avaient l’habitude d’utiliser entre eux, rappelant leur complicité.

Au moment de sa sortie, elle est repartie derrière la dépouille sur l’air de Pour que tu m’aimes encore. Au milieu de l’allée, le cortège s’est arrêté. Une femme du public a alors lancé un «Céline, on t’aime» depuis le balcon, déclenchant un raz-de-marée d’acclamations et de sifflements, auxquels la chanteuse a répondu par de longues salutations.

« René aurait été fier d’elle »

Marie-Christine Noël

Les amis et la famille de Céline Dion ont tenu à souligner que «la force» qui habite la chanteuse ces jours-ci aurait rendu fier son défunt époux, René Angélil.

«Ce qui la tient c’est d’aller jusqu’au bout de ce que René voulait, a confié aux médias, hier, Jacques Dion, le frère de Céline. Elle est tellement forte. S’il voyait ça, René serait extrêmement fier.»

Les invités ont tous rendu un dernier hommage au célèbre impresario hier lors de ses funérailles à Montréal.

Les mots d’amour et de sympathies envers les membres de la famille Dion-Angélil ont afflué.

INSPIRANTE

Plusieurs avaient une pensée pour Céline qui «a fait preuve de beaucoup de courage», comme l’a souligné René Simard, hier.

La chanteuse est restée pendant une douzaine d’heures à remercier ses proches ainsi que le public lors de la chapelle ardente jeudi. Elle a même pris dans ses bras et embrassé certains visiteurs présents. Pour Julie Snyder, cette force est presque «inhumaine».

«Céline était portée par les dieux pour être capable de faire ça [...] René serait très fier d’elle. Ma championne a fait ça comme une championne, aurait-il dit», a lancé Mme Snyder.

Cette force qui l’habite serait «de famille», selon son frère, Jacques Dion.

«Ça a toujours été en elle. Il y a du maman Dion derrière ça», a-t-il précisé.