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Exigences pour les nouveaux enseignants: Blais fait fausse route, dit la CAQ

Jean Francois Roberge
Photo d'archives Le député caquiste, Jean-François Roberge.

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Le ministre de l'Éducation a raison de hausser les exigences pour les étudiants en enseignement, mais il s'y prend mal, croit la Coalition avenir Québec.

Le député Jean-François Roberge a réagi à la primeur du Journal, ce mercredi, annonçant l'intention du ministre François Blais de se montrer plus exigeants envers les futurs enseignants du primaire et du secondaire.

Le député de Chambly reproche au ministre d'augmenter les exigences à l'étape où les étudiants doivent passer le Test de certification en français écrit pour l'enseignement (Tecfée). Québec veut augmenter la note de passage de 70% à 75% et limiter à trois le nombre de reprises.

Les étudiants franchissent cette étape une fois qu'ils ont été admis au bacc en enseignement. «Me semble que la sélection devrait se faire à l'entrée, au lieu de ça, on resserre les règles à la sortie. Des jeunes vont entreprendre leur baccalauréat pour se faire dire à la fin “t'es pas assez bon en français”. C'est maladroit», croit le porte-parole de la CAQ en matière d'éducation.

Jean-François Roberge suggère au ministre d'exiger des étudiants qu'ils présentent une cote R plus forte, qu'ils subissent un test de maîtrise du français à l'entrée et de les soumettre à une entrevue. «On le fait en médecine. Si c'est important l'éducation, qu'on le fasse», souhaite-t-il.

M. Roberge n'est pas plus tendre au sujet de l'intention du ministre Blais d'imposer une période de 15 minutes de lecture par jour à tous les élèves, de la 1re année du primaire à la 5e secondaire. «C'est de l'ingérence, estime-t-il. Il s'invite dans chacune des classes. Ce n'est pas le rôle du ministre de déterminer combien de minutes un enseignant doit faire lire ses élèves.»

Le député de Chambly signale au passage que des enseignants des cégeps dénoncent le nivellement par le bas. Ils s'opposent à l'intention du ministère de ne plus exiger que les finissants du secondaire aient réussi le programme de mathématiques enrichies pour accéder à une vingtaine de programmes, dont la comptabilité. «Il y a une dissonance évidente», croit M. Roberge.