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Le hockey féminin à son meilleur à Québec

Élizabeth Giguère, hockeyeuse avec les Titans de Limoilou.
Photo courtoisie Élizabeth Giguère, hockeyeuse avec les Titans de Limoilou.

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Preuve que le hockey féminin ne cesse de croître, la quatrième édition du tournoi organisé par les Titans de Limoilou qui se tiendra de jeudi à dimanche au Centre sportif de Sainte-Foy accueillera 40 équipes en provenance de la province, du reste du Canada et même du Vermont.

Impliqué dans le développement du hockey féminin depuis plusieurs années, Pascal Dufresne voit une grande différence avec le passé. La tenue d’un tel événement, qui regroupera des équipes de catégorie bantam, midget et collégiale, le témoigne bien.

«C’est un phénomène qu’il y a plus de joueuses, fait remarquer l’entraîneur en chef des Titans. L’objectif d’avoir plus de joueuses et une plus grande rétention a été atteint. Je le vois dans mon recrutement alors que j’ai un plus grand bassin de recrutement qu’il y a dix ans. Il y a dix ans, ça aurait été impensable d’avoir 39 équipes (NDLR : 40).»

Enfin de la parité!

Le programme de Limoilou est reconnu pour son excellence et sa domination au hockey collégial québécois. Voilà que la parité se pointe enfin le bout du nez. Pour la première fois depuis la saison 2010-2011, les Titans sont menacés de perdre l’exclusivité du sommet au classement général. Avec 31 points, Saint-Laurent et Dawson ne sont qu’à un petit point des représentantes de Québec.

Ce sont d’ailleurs les Patriotes de Saint-Laurent qui ont décroché le titre en séries, l’an passé, battant en finale les Titans qui avaient mis la main sur les trois précédents championnats – 2012, 2013 et 2014. «Contre Dawson et St-Laurent, ça peut aller d’un bord pis de l’autre», souligne Pascal Dufresne.

L’entraîneur ne place pas de grandes attentes en vue du tournoi. Non pas parce qu’il ne croit pas aux chances de ses protégées, qui affronteront uniquement des clubs de l’extérieur du Québec, mais parce qu’elles s’assureront du bon fonctionnement de l’événement en effectuant diverses tâches tout en jouant.

«On voit plus ça comme une vitrine pour faire connaître le hockey féminin, rappelle Dufresne. Il y a beaucoup de monde qui veule jouer chez nous et ça permet aux plus jeunes de côtoyer nos filles, qui elles, voient l’apprentissage dans l’organisation d’un événement de sport. Ça fait partie de l’éducation qu’on leur offre.»

Deux joueuses d’exception

Actives depuis le début de la semaine au camp d’entraînement de l’équipe canadienne senior en banlieue de Toronto, une première pour elles, Élizabeth Giguère et Stéphanie Lalancette reviendront à Québec vendredi.

«Honnêtement, je ne penserais pas qu’Élizabeth fasse l’équipe, admet le coach, pas peu fier du cheminement des deux hockeyeuses. Mais elle domine tellement qu’ils veulent voir comment elle va réagir avec les plus vieilles. Quant à Stéphanie, elle joue à la vitesse des seniors. Ce n’est pas dans l’habitude de Hockey Canada de prendre un virage jeunesse.»