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Motoneige: La passion transmise de père en fils

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Photo Agence QMI, PIERRE-YVES CARBONNEAU-VALADE Janathan Lebel et son fils Jordan seront au Grand Prix de Valcourt, dans deux ­semaines.

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VALCOURT | Lorsque l’on demande à un enfant de 11 ans ce qu’il préfère entre l’école et la motoneige, il ne faut pas s’étonner de la réponse, surtout s’il vient d’une famille passionnée du sport motorisé.

«C’est un peu les deux», répond sans conviction Jordan, 11 ans, devant une centaine de personnes présentes à la conférence de presse du Grand Prix Ski-Doo de Valcourt, prévu du 12 au 14 février.

Aussitôt, son père Janathan rétorque au micro: «Dis la vérité!»

«C’est le snocross», avoue alors le fils, faisant éclater de rire son audience.

Conscient qu’il est chanceux de s’adonner à son sport favori, ainsi que le motocross l’été, Jordan n’est pas négligent sur les bancs d’école.

«Il faut avoir de bonnes notes. Je fais partie d’un programme sport-études. Mais je dois dire que si ça n’a pas de moteur, j’ai de la misère!» ajoute le garçon de l’arrondissement de Chicoutimi à ­Saguenay.

«Mes amis ne pensent pas que c’est un vrai sport parce que je suis assis et que je pèse sur le gaz. Mais il faut être en forme. Je suis fatigué après une course!»

Dès 6 ans

Janathan n’a pas tardé à transmettre sa passion à sa progéniture.

«Vers 4 ou 5 ans, mon père m’a dit: “Si tu veux faire de la course un jour, tu n’as qu’à le dire”. À 6 ans, je m’en rappellerai toute ma vie, mon père était assis et il parlait avec ma mère. Je lui ai dit: “Papa, je veux faire de la course”. Deux fins de semaine plus tard, je gagnais ma première course. Ç’a été le déclic», raconte le champion en titre à Valcourt dans la catégorie des 10-13 ans.

Pendant ce temps, son père triomphait chez les vétérans 35 ans et plus pour une deuxième année consécutive.

«Au début de la saison, je devais continuer la compétition, explique l’homme de 37 ans. Mais avec l’équipe qui grandit, j’ai deux autres enfants plus jeunes qui en font aussi, je n’avais pas le choix de délaisser un peu les courses pour aider les jeunes.»

Au-delà des frontières

Le talent, c’est génétique chez les ­Lebel. Jordan est même en voie de ­surpasser le paternel.

«C’est inné, c’est comme marcher pour lui, a lancé un papa très fier. Il gère bien les sauts et lit bien le tracé. Il n’est pas téméraire, il est plutôt technicien.»

En plus d’exceller au Québec, même contre des adolescents de 17 ans, le ­prodige s’illustre aux États-Unis.

«On revient d’une compétition au ­Minnesota et il a fini deuxième, a relaté Janathan. Le 5 février, on sera à New York.»

Jordan sera donc fin prêt pour ­Valcourt. Reste à savoir si le duo père-fils récidivera.