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Arrêtons avec Price

Le CH doit cesser d’expliquer sa dégringolade au classement par l’absence de Carey Price.
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Le CH doit cesser d’expliquer sa dégringolade au classement par l’absence de Carey Price.

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En août 1988, les Oilers d’Edmonton échangeaient le meilleur joueur de la LNH, Wayne Gretzky, aux Kings de Los Angeles. Deux ans plus tard, ces mêmes Oilers remportaient la coupe Stanley.

Les Oilers ont prouvé, à cette époque, que même privé de ton meilleur élément qui, en plus, est le meilleur joueur au monde, il était possible de connaître du succès. Je suis tanné qu’à Montréal on excuse les déboires du Canadien de Montréal par l’absence de Carey Price. J’ose espérer que, dans le vestiaire du Tricolore, les joueurs ne se disent pas à eux-mêmes que leur dégringolade est due à l’absence de leur meilleur joueur.

Si c’est le cas, je suis extrêmement déçu.

En tant qu’athlète fier, ce genre d’épreuve devrait être une motivation supplémentaire de prouver à tout le monde que ce n’est pas un joueur qui fait une équipe. Les supposés leaders de cette formation devraient être les premiers à se donner corps et âme, soir après soir, afin d’aider à redresser la barque.

Pourtant, pour le moment, personne ne semble être assez fort pour tenir l’équipe à bout de bras...

Manque de leaders

On ne devrait même plus avoir le droit de prononcer le nom de Carey Price: il n’est pas là! Le véritable problème à l’heure actuelle, c’est qu’il n’y a pas de vétéran rassembleur dans le vestiaire, un joueur qui en a vu d’autre et qu’on écoute et croit quand il dit quelque chose.

Le vestiaire est plutôt composé de jeunes vétérans qui essaient de s’en sortir et qui ont du mal à composer avec cette première crise depuis qu’on a apposé une lettre à l’extrémité supérieure gauche de leur chandail.

Ce n’est pas normal qu’on se demande si on a fait le bon choix de capitaine.

J’aurais aimé que Pacioretty soit une source d’inspiration. Qu’il patine, qu’il coupe au filet. La relance d’une équipe en difficulté, ça passe par les leaders. Les autres vont suivre. J’aimerais que quelqu’un se fâche. L’entraîneur est très bon, ne crucifie personne sur la place publique. C’est maintenant au tour des joueurs de répondre.

Électrochoc

Je persiste à croire que si le Canadien désire sortir du bourbier dans lequel il s’est empêtré, il aura besoin d’un coup de main de l’externe.

Trop de joueurs ne sont pas dans la bonne chaise à l’heure actuelle. Je ne veux pas m’acharner sur Tomas Plekanec, mais il n’est clairement pas un centre no 1. Il faut admettre que ce fut peut-être une erreur de lui offrir une prolongation de contrat de deux saisons, à raison de 6 M$ par année.

La faiblesse du Tricolore à la position de centre est l’une des principales explications des déboires de l’équipe. Je ne dis pas que le Canadien doit aller chercher une super-vedette absolument; elles sont difficiles à acquérir. Par contre, les équipes gagnantes dans les dernières années ont fait des mouvements intelligents qui ont chamboulé le vestiaire sans le déstabiliser.

Peu d’intouchables

En ce moment, trop de joueurs sont dans une zone de confort chez le Canadien de Montréal. Je suis persuadé que la moitié de l’équipe ne souhaite pas une transaction, car celle-ci pourrait mettre en jeu leur poste ou changer leur rôle dans l’alignement.

Et pour ce faire, il faudra sacrifier des joueurs. Tout le monde peut l’être en ce moment, selon moi, sauf P. K. Subban, Carey Price et Brendan Gallagher.

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

De grands absents

J’ai hâte d’assister au Match des étoiles de la LNH, je pense que le nouveau format adopté par la LNH sera intéressant à regarder. Ce sera spectaculaire, et je suis persuadé que les amateurs vont apprécier. Ombre au tableau, toutefois: les spectateurs ne pourront apprécier les prouesses de quelques-uns des plus gros noms de la LNH, soit Sidney Crosby, Jonathan Toews et Alex Ovechkin. Le premier n’a pas été invité, tandis que les deux autres prendront du temps pour soigner des blessures. Dommage, car, au bout du compte, ce sont les amateurs qui en paient le prix.

Chapeau, gens de Québec!

Toutes mes félicitations aux gens de Québec, qui continuent de prouver qu’ils sont de vrais amateurs de hockey. De voir que, en moyenne, plus de gens assistent aux matchs des Remparts au Centre Vidéotron que dans certains marchés de la LNH démontre que Québec a ce qu’il faut pour être un marché de hockey digne de ce nom. Avec une moyenne de 13 637 spectateurs par rencontre, les Remparts attirent plus d’amateurs par rencontre que les Hurricanes de la Caroline (11 390) et les Coyotes de l’Arizona (12 904). C’est de toute beauté et ça fait rayonner Québec à travers le Canada. C’est également une excellente nouvelle pour la LHJMQ, qui profite grandement de l’engouement créé par l’ouverture du nouvel amphithéâtre de Québec.

Chapeau à tout le monde!

René, pour la dernière fois

Les adieux à René Angélil ont été célébrés dans une cérémonie sobre, solennelle et, bien entendu, très triste. Le départ de ce grand homme a été bien souligné. Céline, maman Dion et toute la famille Dion, tout comme les enfants de René, ont vécu des moments émouvants. Toutefois, je sais que René aurait été fier d’eux.