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Le Taser réclamé à Lévis

Un homme en crise attaque un policier pour la deuxième fois en trois mois

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Une deuxième intervention en trois mois auprès du même patient de l’aile psychiatrique de l’Hôtel-Dieu de Lévis mardi midi a nécessité le renfort de la police de Québec en prévision de l’utilisation d’un pistolet à impulsion électrique. Une situation qui fait dire au syndicat des policiers de Lévis que la Ville doit maintenant s’équiper de cette arme de neutralisation.

Vers 11 h mardi, des policiers de Lévis ont dû intervenir auprès d’un individu en crise qui s’était enfermé dans sa chambre du service psychiatrique de l’hôpital de Lévis.

L’individu de 29 ans présentement interné pour un examen psychiatrique en prévision de procédures judiciaires avait bloqué la porte tout en brisant la fenêtre sécurisée de sa chambre.

Violent

Sur place, les policiers ont identifié que l’homme «très agité et agressif» était Alexandre Beaupré-Asselin, un prévenu qui en octobre dernier, avait attaqué dans le même hôpital un policier avec une barre de fer avant que son partenaire ne soit contraint de le neutraliser à l’aide de son arme de service.

Blessé par balle, Beaupré-Asselin avait dû être soigné bien que son état n’inspirait aucune crainte. Depuis, de nouvelles accusations de voies de fait sur un policier ont été ajoutées à son dossier et une évaluation psychiatrique de 30 jours a été demandée le 12 janvier.

Québec à l’aide

Connaissant le niveau de désorganisation d’Alexandre Beaupré-Asselin, les policiers de Lévis, qui ne possèdent pas d’armes à impulsion électrique, ont donc demandé du renfort de la police de Québec afin d’avoir cette arme.

L’homme a toutefois été arrêté et transporté au centre de détention de Québec avant même que le pistolet ne soit sur place. Le président de la Fraternité des policiers de Lévis estime que l’outil aurait pu aider beaucoup pendant l’opération qui a duré deux heures.

«En 2016 on est rendu là», juge Marc Allard. «Ça aurait été bon pour tout le monde, pour nos policiers et pour l’individu en détresse», assure-t-il. Une demande au Service de police pour se munir du pistolet à impulsion électrique a déjà été faite par le syndicat qui a essuyé un refus.

Une situation confirmée par la Ville de Lévis affirmant qu’elle n’est «pas encore prête à prendre la décision. On veut bien faire les choses», indique la porte-parole Sonia Corriveau.

À l’Hôpital, on précise que l’intervention s’est tout de même bien déroulée. «On va faire une analyse approfondie de la situation», indique Mireille Gaudreau, porte-parole de l’Hôtel-Dieu.

Rappelons également qu’au début du mois de décembre, un individu s’était évadé de cette aile psychiatrique par une fenêtre à l’aide d’un complice avant d’être retrouvé quelques jours plus tard à Stoneham.

Alexandre Beaupré-Asselin

Longue feuille de route criminelle débutant en 2006

21 octobre 2015 :
Mandat d’arrestation relativement à un dossier d’extorsion, voies de fait et menace.

23 octobre 2015 :
Il attaque un policier de Lévis à l’aide d’une barre de fer. Pour se défendre les policiers font feu sur Beaupré-Asselin. Une enquête
indépendante est lancée.

27 octobre 2015 :
Des accusations de voies de fait graves sur un policier sont déposées.

18 janvier 2016 :
Un examen psychiatrique de 30 jours est demandé pour évaluer l’accusé.

2 Février 2016 :
Désorganisé, Beaupré-Asselin est maîtrisé après une opération policière d’environ deux heures.

19 février 2016 :
L’homme devrait revenir devant la justice.