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Les commotions cérébrales et leur danger pour le cerveau

Pro Football Play
Kuvien - Fotolia

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Nous sommes en pleine saison du football américain. Tout ça culminera aujourd’hui avec le 50e Super Bowl et ses nombreuses festivités. Au cours des cinq dernières années, à travers nos chroniques hebdomadaires, je vous ai parlé de nombreuses fois des commotions cérébrales et de leurs dangers pour la santé du cerveau. Faisons le point.

Durant le temps des Fêtes, j’ai visionné le film Commotion avec Will Smith comme acteur principal. Il traite des commotions cérébrales chez les joueurs de la ligue nationale de football américain et d’une nouvelle maladie nommée l’encéphalite traumatique chronique (ETC).

Mais il n’y a pas que les joueurs de football ou de hockey qui subissent des commotions. Selon certaines sources récentes, on estime à environ 100 000 le nombre d’enfants qui se rendent aux urgences canadiennes et voient un médecin à la suite d’une commotion. Imaginez le nombre de commotions si on y ajoute les personnes qui ne consultent pas de médecin.

Il n’y a pas que les hommes qui pratiquent des sports virils qui sont touchés. Les jeunes sportives seraient même plus à risque de commotion parce que la ceinture scapulaire et les muscles du cou sont moins développés et moins aptes à les protéger des coups.

Un sport comme le soccer, populaire chez les jeunes filles, n’est pas sans danger, car il comporte son lot de contacts avec la tête.

Effet cumulatif

Prenons l’exemple de la première grave commotion cérébrale d’un jeune joueur de football. Cotons-en les effets secondaires à 1X.

Ajoutons une deuxième commotion de même intensité chez notre jeune quelques semaines plus tard. Selon certaines études, les effets pourraient être jusqu’à 20 fois plus importants en matière de gravité potentielle. Donc, c’est du 20 pour 1, avec des risques majeurs de séquelles permanentes.

La commotion cérébrale a aussi longtemps été associée à une perte de conscience. Seulement une minorité d’entre elles (environ 10 %) causent un évanouissement. Il ne faut donc pas négliger les autres symptômes et ne pas conclure que, s’il n’y a pas de perte de conscience, il n’y a pas eu de commotion cérébrale.

Autres symptômes

Nausées, vomissements, fatigue, céphalées, difficultés de concentration sont très révélateurs d’une possible commotion cérébrale. Il faut être à leur écoute, surtout de la part des entraîneurs et des proches.

Comme parent, il faut garder en tête que nos enfants qui jouent au football dans le système scolaire sont d’abord là pour étudier. Il y a quelques années, j’ai assisté à une conférence donnée par une neurophysiologiste de l’Université de Montréal, qui nous a dit: «Si votre étudiant-athlète universitaire fait des études le moindrement exigeantes, après la deuxième grave commotion, retirez-le de son équipe de football pour qu’il puisse continuer à étudier normalement.» Imaginez l’émoi alors créé par cette affirmation!

Cependant, personne ne réagit ou n’est touché de la même façon à la suite d’un traumatisme à la tête. Les jeunes et leurs parents étant maintenant mieux informés sur les séquelles possibles, certaines décisions ayant pour conséquence la retraite du sport ou des changements sont plus faciles à prendre.

Il est par contre parfois très difficile de retirer un jeune de son sport favori. Le football est probablement le sport d’équipe par excellence. Tu as beau être bien bon, si les autres membres de l’équipe ne font pas leur travail, tu ne passeras pas. Il est donc crève-cœur pour un jeune d’abandonner son équipe. À 18 ans, on se sent invincible. Ça prend des adultes autour d’eux avec un bon esprit critique pour prendre de bonnes décisions pour l’avenir de ces jeunes. Peu d’entre eux feront une carrière dans la NFL!

Enfin, imaginez les nombreux coups à la tête et les K.-O. à la boxe pendant un combat de 12 rondes!

Bonne réflexion...