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Objets ordinaires, histoires extraordinaires

Objets ordinaires, histoires extraordinaires
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

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Depuis six ans, l’artiste Raphaëlle de Groot accumule des centaines d’objets ordinaires aux histoires extraordinaires, qu’elle a ramenés de ses voyages en Italie, aux États-Unis et dans le reste du Canada. Agencées à des objets provenant de différents musées et à bon nombre d’œuvres de l’artiste, ses trouvailles font l’objet d’une imposante installation au Musée national des beaux-arts du Québec.

Rencontres au sommet complète une trilogie d’expositions qui a commencé d’abord en Alberta et en Ontario. Malgré la longue feuille de route de l’artiste, son travail est présenté pour la première fois dans un musée québécois.

Objets ordinaires, histoires extraordinaires
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

Raphaëlle de Groot met en scène des objets que les gens relèguent «aux oubliettes, dans les fonds de garde-robe et de tiroir». Il lui aura fallu plusieurs jours de travail minutieux en compagnie de cinq techniciens pour monter l’installation.

Au fil du temps, quelque 1800 objets se sont greffés à sa collection. «C’est un travail colossal, qui a commencé en 2009, confie-t-elle. Je m’intéressais à des objets qui, dans notre vie, n’ont pas la première place, ne sont pas aux loges de notre vie matérielle. Des objets qui, au fil des étapes de la vie, sont mis de côté pour différentes raisons.»

Objets ordinaires, histoires extraordinaires
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

Chaotique et déroutant

Dans l’installation, les objets interagissent entre eux. Raphaëlle de Groot parle d’une exposition «chaotique» et «déroutante».

«J’invite les gens à se construire leur propre lien à partir de ce qu’ils voient. La manière dont j’ai disposé les objets, il y a toutes sortes de liens perceptibles, mais il y a aussi des choses qui ne sont pas visibles. L’idée du sommet est que les objets sont en rassemblement, en échange, en conversation. C’est assez ludique de ce point de vue là.»

À partir du 17 mars, au lendemain de la parution d’un bouquin sur son ouvrage, l’artiste sera en résidence. Elle commencera symboliquement à démonter son installation.

«Je vais travailler à emballer les objets dans la caisse qui a servi à leur transport depuis 2009. Cette caisse est devenue, en quelque sorte, leur abri, leur maison, leur quartier général.»

L’exposition Rencontres au sommet se déroule jusqu’au 17 avril au Musée national des beaux-arts.