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«Sans oui, c’est non!»

Les universités québécoises s’attaquent à la violence sexuelle sur les campus

Université Laval
Archives Le Journal de Québec Même si le nombre de plaintes concernant le harcèlement sexuel n’est pas très élevé à l’Université Laval, cette problématique doit être prise au sérieux, affirme Josée Laprade, directrice du Centre de prévention et d'intervention en matière de harcèlement sexuel.

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Sans consentement, c’est une agression. Voilà le message lancé par des universités québécoises qui s’attaquent à la violence sexuelle sur leur campus en lançant une vaste campagne de sensibilisation, à laquelle participeront 11 établissements.

L’Université Laval est la première à emboîter le pas cette année. Sa campagne, lancée lundi, se déroule jusqu’au 19 février sous le thème «Sans oui, c’est non!». En plus des affiches et slogans, des conférences se dérouleront dans plusieurs pavillons, où se tiendront aussi plusieurs kiosques d’information.

Même si le nombre de plaintes concernant le harcèlement sexuel n’est pas très élevé à l’Université Laval, cette problématique doit être prise au sérieux, affirme Josée Laprade, directrice du Centre de prévention et d'intervention en matière de harcèlement sexuel.

«On sait que cette problématique-là est présente, même si la majorité des personnes ne dénoncent pas les agressions sexuelles. On voulait être proactif», affirme-t-elle.

La campagne cible le consentement, puisqu’il s’agit de «l’enjeu principal» au cœur des violences sexuelles, ajoute Mme Laprade. «On sait que cette notion n’est pas bien comprise. On veut éduquer la population étudiante par rapport à ça.»

Une vingtaine d’étudiants bénévoles participent à cette campagne, menée conjointement avec les associations étudiantes. «On voulait que ce soit des étudiants qui parlent à d’autres étudiants», souligne Mme Laprade.

Les autres universités devraient lancer leur campagne au cours des prochaines semaines. Cette campagne nationale s’inspire de celle d’abord lancée par l’Université de Montréal en 2014, sous le même thème.

Parallèlement à cette initiative, une équipe de chercheurs a lancé en janvier une enquête sur la violence sexuelle sur six campus universitaires, une première au Québec.