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Le Big Air se dote d’une nouveau parcours

La nouvelle structure à l’Îlot Fleurie permettra aux athlètes de s’éclater encore davantage

Jamboree
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Chantal Lachance (au centre), vice-présidente de Gestev, pose ici en compagnie d’Océane Fillion et de Laurie Blouin, qui tenteront d’épater la galerie lors du Jamboree qui se déroulera du 12 au 14 février au centre-ville de Québec.

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Les athlètes qui prendront le départ du Big Air dans le cadre du Jamboree s’élanceront sur une nouvelle structure qui leur permettra de laisser encore plus libre cours à leur imagination.

Dessinée en collaboration avec le médaillé d’or des X Games, Maxime Parrot, la nouvelle structure de l’Îlot Fleurie offrira plus de possibilités aux athlètes.

«La structure est plus haute et plus large, ce qui permettra aux athlètes de prendre plus d’amplitude et de tenter des manœuvres plus difficiles, a expliqué le président et directeur général de Gestev, Patrice Drouin. La zone d’atterrissage est aussi plus grande.»

«Dans le passé, nous étions limités et c’était une contrainte pour attirer les meilleurs, poursuit Drouin. En reculant le saut, nous avons été en mesure de fabriquer une rampe d’une forme similaire à celle des X Games tout en conservant le cachet historique du centre-ville. C’était notre souhait, celui de la FIS, du circuit professionnel TTR et des athlètes d’apporter des modifications. La FIS et TTR sanctionnent tous les deux notre événement.»

Jamboree
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

Effet boule de neige

Des travaux d’excavation au coût de 100 000 $ ont été nécessaires au bas de la piste afin de pouvoir rehausser le départ.

Drouin croit que ces changements auront un effet boule de neige pour les prochaines années.

«Il va y avoir un bouche-à-oreille entre les athlètes, prévoit-il. Cette année, tous les athlètes ont été sollicités, mais ce n’est pas toujours évident dans une année préolympique où les calendriers sont très chargés. À titre d’exemple, il était impossible de présenter une Coupe du monde de freeski cette année parce que les coureurs doivent être en Corée au début de la semaine prochaine pour les épreuves tests olympiques.»

«Avec une telle structure, ça ne sera pas plus cher de présenter deux étapes de la Coupe du monde, poursuit Drouin. Notre objectif est d’amener une étape de la Coupe du monde freeski dès l’an prochain. On y travaille depuis six ans.»

Navette pour Boston

Mercredi et aujourd’hui se déroule au Fenway Park à Boston des étapes de la Coupe du monde de Big Air et de freeski.

«La présence d’une autre Coupe du monde dans l’est de l’Amérique du Nord nous aide. J’ai demandé aux organisateurs de Boston de mettre sur pied une navette en direction de Boston. Les coureurs qui le désirent partiront, jeudi soir (aujourd’hui). À l’exception de Sean Whyte, tous les meilleurs sont passés à un moment donné à Québec. Le circuit de la Coupe du monde demeure le plus important à nos yeux et nous n’avons pas changé d’idée.»

Laurie Blouin vise rien de moins qu’un podium

Laurie Blouin s’en promet pour la Coupe du monde de Big Air.

«J’ai terminé en 10e position l’an dernier et je vise une place en finale cette année et un podium, a mentionné Blouin. J’ai vécu l’expérience en 2015 et je suis habituée. Je suis contente de compétitionner à Québec et excitée. Je me suis beaucoup entraînée et je vais y aller de nouveaux trucs.»

«Je suis une fille de slopestyle, mais je veux intégrer le Big Air, a ajouté la résidente de Stoneham de 19 ans qui espère se tailler une place sur l’équipe nationale senior la saison prochaine. J’aimerais faire les deux aux Jeux olympiques de 2018 où le Big Air fera ses débuts. Je participerai à la compétition olympique de Corée la semaine prochaine.»

Les six meilleures filles accéderont à la finale.

Baptême

Océane Fillion vivra un double baptême en fin de semaine si elle reçoit le feu vert du médecin. «Il s’agira de ma première Coupe du monde et de ma première compétition de Big Air, a-t-elle raconté. J’ai regardé le parcours, aujourd’hui [mercredi], et c’est impressionnant.»

«Parce que j’ai que 17 ans et qu’il s’agit de ma première expérience, je n’ai pas d’attentes et je ne mets pas de pression, a poursuivi l’athlète native du Saguenay qui a déménagée à Québec cette année pour ses études et pour se rapprocher de la montagne. J’étais présente l’an dernier pour encourager une amie [Audrey McManiman] qui a atteint la finale et je m’étais dit que je voulais le faire un jour.»

Blessée au coccyx, Fillion doit passer une radiographie avant de recevoir le feu vert du médecin. Elle tentera par la suite sa chance lors des entraînements de vendredi avant de décider si elle prend le départ pour les qualifications du samedi après-midi. La finale aura lieu en soirée.