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La «Loto-Brashear» pour faire un coup d’argent

Éric Labelle, qui exige 357 000 $ du hockeyeur, veut juste soutirer un gros montant, selon l’avocat du défendeur

L’ancien homme fort du Canadien de Montréal Donald Brashear.
Photo Le Journal de Québec, Annie T. Roussel L’ancien homme fort du Canadien de Montréal Donald Brashear.

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L’homme qui poursuit l’ancien pugiliste du Canadien de Montréal a-t-il voulu jouer à la «Loto-Brashear» pour faire un coup d’argent? C’est ce que prétend l’avocat qui défend Donald Brashear, poursuivi pour la somme de 357 000 $.

Selon Me Jean-François Bertrand, ce n’est pas le coup porté à la tête d’Éric Labelle, le soir du 24 mars 2011, à Rivière-du-Loup qui a causé les problèmes d’anxiété et de stress rapporté par le poursuivant mais bien l’accumulation d’une série de facteurs qui n’ont aucun lien avec son client.

Pour lui, Éric Labelle a simplement voulu faire un coup d’argent sur le dos de l’homme qui, pendant 15 ans, a évolué au sein de la ligue nationale de hockey.

«Dans cette affaire, vous avez de multiples exemples où les babines ne suivent pas les bottines. Où est la preuve que le poursuivant ne peut plus jouer au hockey? Il continue de le faire dans une ligue récréative. Où est la preuve qu’avant 2011, il ne présentait pas de symptômes? Il n’y a pas de preuve», a lancé en rafale l’avocat de Brashear.

Me Bertrand a sorti de sa poche une jurisprudence impliquant l’avocat de Labelle, Me James Leinhos, qui lui aussi a déjà été hockeyeur dans la ligue semi-professionnelle du Québec. En 2005, alors que Me Leinhos évoluait pour les Royaux de Sorel, il a reçu un coup à la tête qui lui a causé une commotion cérébrale. La poursuite de 7000 $ s’est soldée par un dédommagement en faveur de l’avocat pour la somme de 5200 $.

«Provocation»

Malgré cela, l’avocat du poursuivant, a rappelé qu’une agression sans raison constituait une faute et que ce soir-là, c’est Brashear qui avait fait de la provocation.

«Le coup de poing donné par Donald Brashear ne résulte pas de la crainte d’une menace. C’est plutôt un réflexe d’instinct. Toute sa vie, cet homme-là s’est défendu avec ses poings. Toute sa vie, c’est comme ça qu’il a résolu les conflits. Ce soir-là, Donald Brashear a frappé avec toute la force qu’il avait parce qu’il était enragé. Selon lui, M. Labelle lui avait manqué de respect et il a voulu se venger», a-t-il dit.

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