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Le calme après la tempête

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Leur histoire d’amour a commencé dans des circonstances difficiles, voire impossibles. Amoureux sans toît pendant leur premier été, Katia Curadeau, 28 ans, et Félix Clermont, 26 ans, se sont battus pour leur bonheur. Deux ans plus tard, ils vivent une petite vie rangée et bien méritée dans la ville de Québec.

Katia Curadeau et Félix Clermont se sont rencontrés en avril 2014, à l’âge de 26 et de 24 ans. Après des débuts difficiles, ils profitent enfin de leur vie à deux.
Photo Le Journal de Montréal, Véronique Harvey
Katia Curadeau et Félix Clermont se sont rencontrés en avril 2014, à l’âge de 26 et de 24 ans. Après des débuts difficiles, ils profitent enfin de leur vie à deux.

Comment vous êtes-vous ­rencontrés?

Katia Curadeau – Un jour, je suis arrivé chez mon meilleur ami et il avait de la visite. C’était Félix. Ils jouaient au poker sur internet ­ensemble. Tout de suite, quand je l’ai vu, ç’a cliqué. Je le trouvais donc beau et donc fin, mais je ne pouvais pas me permettre de l’avouer haut et fort, car j’étais dans une autre relation. Quand je suis redevenue célibataire, j’ai écrit à Félix par courriel, au ­travail, parce qu’on travaillait tous les deux chez Desjardins. On a fini par avoir une première date, en avril 2014, et depuis cette première soirée ­ensemble, on ne s’est plus ­jamais lâchés.

Comment a évolué votre ­couple?

KC – On ne l’a pas eu facile, au ­début. Après ma séparation, j’ai dû quitter mon appartement, mais je viens de la Gaspésie et je n’ai ­aucune famille à Québec, donc je n’avais aucun endroit où rester. ­Félix m’a soutenue là-dedans et des amis nous ont ­logés, nuit après nuit, pendant tout un été. On était vagabonds. C’était stressant, car j’étais à la rue en quelque sorte, mais au moins, j’étais avec Félix.

En quoi cette relation est-elle différente des précédentes?

KC – Je peux enfin être moi-même. Avant, je cachais mes défauts, mais Félix m’accepte comme je suis, alors je n’ai plus honte de mes ­côtés sombres. Et vice versa: j’aime tout de lui, même ses petits bobos. Aujourd’hui, j’ai confiance en moi, mais avant Félix, pas du tout! J’étais dans un emploi que je ­n’aimais pas, que je gardais juste pour l’argent. Grâce à son optimisme et ses encouragements, j’ai repris confiance en moi et j’ai lâché mon emploi pour quelque chose de moins payant, mais que j’aime. Je me trouve plus belle et je m’accepte au naturel aussi. C’est la relation la plus saine que j’ai eue. C’est simple et on est sur la même vague. On est bien et on a des projets communs.

Qu’est-ce qui est essentiel pour former un couple fort?

KC – La communication, ce n’est vraiment pas une légende urbaine. Il faut se parler et se dire les choses qui nous font peur, qui nous blessent. Mais à l’opposé, il ne faut pas se gêner pour dire des compliments et des bravos. Il faut être honnête et ouvert d’esprit. Il ne faut pas vouloir conformer l’autre à qui on est. Vouloir changer quelqu’un, c’est la pire chose. Il faut accepter l’autre tel qu’il est. C’est sûr que l’attirance physique est importante, mais ça va au-delà de la beauté. ­Finalement, la liberté. Autant les filles que les garçons ont besoin de leur bulle. Je pense donc que c’est un melting pot de tout ça qui ­maintient un couple en santé.

Qu’est-ce que la passion pour vous?

KC – C’est la petite flamme qui fait en sorte que tu ne vas jamais te ­lasser de l’autre. La passion, ça grandit tous les jours. Mon chum, je le trouve de plus en plus beau, il m’attire de plus en plus. Et la ­passion, ce n’est pas juste physique, c’est un peu de l’admiration aussi. C’est comme si notre amoureux ­devenait notre idole.

Quelle est la différence entre l’amour et la passion?

KC – Je pense que l’amour, c’est à long terme. Quand on dit «pour le ­meilleur et pour le pire», pendant le mariage, ça veut dire que même dans les pires moments, on va ­toujours s’aimer. Ce n’est pas la fin d’une relation qui détermine la fin de l’amour. L’amour peut être ­encore là, même quand tout va mal, tandis que la passion peut disparaître dans les périodes creuses d’un couple. Notre relation à nous a commencé dans un brasier, mais on a réussi à passer au travers et c’est pour ça qu’on dit qu’on est fait l’un pour l’autre. Aujourd’hui, on a ­notre petite maison et notre petite vie tranquille. On a travaillé fort pour l’avoir et on n’aurait pas pu y arriver sans l’amour et la passion.

Comment pensez-vous que votre couple va évoluer au fil du temps?

Ça va évoluer tranquillement, à ­notre rythme. Au début, on s’est pressé pour garder la tête hors de l’eau, mais maintenant, on a fait un bon bout de chemin et le reste ­suivra. En fait, on sait qu’on est à la bonne place quand on est ­ensemble.