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Comment traiter la phobie sociale

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Martine, 46 ans, de Québec, me demande si elle est devenue antisociale en vieillissant.

Martine n’a pas beaucoup d’énergie et surtout, elle se sent très triste en ce début de février. Comme bien des personnes, Martine a plusieurs symptômes d’un état anxieux important.

Probablement qu’elle a même refusé une s0ortie au restaurant pour souligner la Saint-Valentin, prétextant qu’elle se sentait trop déprimée.

En effet, l’histoire de Martine n’est pas bien rose et cette situation traîne déjà sûrement depuis plusieurs années. De plus, elle a très peur de rencontrer de nouvelles personnes, refuse aussi de manger ou de travailler sous le regard d’autres personnes et a déjà présenté à plusieurs reprises des crises de panique dans les situations qu’elle fuyait à tout prix.

Martine comme près de 750 000 personnes au Canada, souffre de phobie sociale. Ce trouble affecte d’ailleurs un peu plus les femmes que les hommes et il est caractérisé par une peur marquée et persistante de diverses situations sociales ou de performance, par une anticipation anxieuse à leur égard ou par l’évitement de ces situations.

Situations redoutées

Voici quelques exemples de situations sociales redoutées par les phobiques sociaux: interagir avec des étrangers, assister aux activités mondaines, avoir des contacts avec des personnes en position d’autorité; exemples de situations de performance redoutées: manger, écrire ou travailler sous le regard d’autres personnes ou parler en public.

Martine, comme bien d’autres souffrant du même trouble sont souvent considérés par leur entourage comme étant des personnes bizarres qui n’aiment pas beaucoup la compagnie des autres et qui s’isolent complètement. Ils projettent souvent une image négative d’eux-mêmes.

Dans ce type de situation, il est important qu’une personne consulte son médecin pour obtenir un traitement adéquat. Il existe plusieurs traitements pour les personnes souffrant de ce genre de trouble affectant l’humeur et ces traitements visent non seulement à réduire les symptômes, mais aussi à obtenir une rémission, à prévenir les rechutes et les récurrences et à améliorer la qualité de vie.

Antidépresseurs et psychologie

Les deux traitements les plus courants étant les antidépresseurs et les traitements psychologiques telles les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et les thérapies interpersonnelles. Compte tenu de l’urgence de la situation de Martine, son médecin lui prescrira un antidépresseur qu’elle devra prendre de façon régulière pour une période d’au moins six mois et possiblement davantage si nécessaire. Il est aussi important d’obtenir un suivi psychologique.

Reconnaître le syndrome du côlon irritable

Robert, 57 ans, de Sept-Îles, demande s’il souffre du syndrome du côlon irritable.

Les symptômes de ce syndrome se manifestent différemment d’une personne à l’autre. En effet, pour certains, c’est la difficulté à aller à la selle et la constipation qui dominent alors que pour d’autres c’est la diarrhée, d’autres encore connaissent des épisodes de constipation et de diarrhée en alternance.

En général, ces symptômes sont accompagnés de crampes abdominales plus ou moins intenses, de ballonnements et de flatulences, souvent plus importants après les repas. Ces symptômes sont habituellement soulagés par la défécation ou par l’expulsion de gaz. Chez les personnes qui souffrent de diarrhée, le besoin d’aller à la selle se déclare parfois brusquement, et même après la défécation, on peut garder l’impression que l’on n’a pas entièrement vidé le rectum. On remarque parfois l’expulsion de mucus, seul ou enrobant les selles.

Ces symptômes sont plus ou moins importants selon la personne. Chez les uns, ils sont constants, chez les autres, ils sont intermittents. Leur intensité varie selon certains éléments déclencheurs ou selon le moment de la journée, et ils sont souvent amplifiés pendant la période menstruelle.

Troubles émotionnels

L’anxiété et la dépression sont parfois observées chez certaines personnes souffrant du syndrome du côlon irritable. C’est pourquoi ce syndrome est souvent associé à des troubles émotionnels.

Cependant, les liens entre le syndrome et ces problèmes spécifiques ne semblent pas clairement établis. De fait, nous ne connaissons pas la cause exacte du syndrome du côlon irritable.

On ne constate pas non plus de lien entre ce trouble digestif et les maladies du côlon proprement dites, comme la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse. De plus, les personnes qui en sont affectées ne sont pas plus que les autres susceptibles d’avoir un cancer de l’intestin.