/sports/others
Navigation

Gagnier, le maître

La 11e édition du Jamboree s’est conclue avec la spectaculaire épreuve de «freeski»

Le grand vainqueur du ski libre, Vincent Gagnier, en action.
Photo Pascal Huot Le grand vainqueur du ski libre, Vincent Gagnier, en action.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Sans surprise, Vincent Gagnier a mis la main sur la médaille d’or lors de l’épreuve de «freeski» qui a complété la 11e présentation du Jamboree, dimanche après-midi à l’Îlot Fleurie, à Québec.

Le skieur natif de Victoriaville a bien exécuté chacun de ses deux sauts pour compléter l’épreuve avec une note de 94,3, loin devant ses adversaires. Émile Bergeron (85,3), de Lac-Beauport, et Phil Langevin (84,7), de Mont-Tremblay, ont respectivement terminé deuxième et troisième.

«[C’est la] première compétition comme ça sur un échafaud pour moi au Québec. C’est cool. Je ne pensais pas que ça allait arriver de nos jours. Je suis bien content d’avoir compétitionné ici», a réagi le vainqueur quelques instants avant de monter sur la plus haute marche du podium.

Âgé de seulement 14 ans, Langevin s’est quant à lui dit très heureux de s’être fait une place sur le podium. «C’était super glacé. Avec ces conditions-là, ça s’est quand même bien passé, considère celui qui en était à une première compétition du genre. C’est vraiment une bonne expérience à vivre. Je suis vraiment content.»

Vincent Gagnier, Vainqueur
Photo courtoisie
Vincent Gagnier, Vainqueur

Hudec en ville

Le dernier Canadien à avoir remporté une médaille en ski alpin aux Jeux olympiques, Jan Hudec, était parmi les spectateurs attentifs lors de l’événement.

Actuellement incommodé par une sérieuse blessure à un genou, il a profité de la fin de semaine pour faire la promotion de son application «pandaHAUS». Celle-ci permet aux skieurs et aux planchistes de partager du contenu et des photos entre eux. L’Américaine Lindsey Vonn fait partie de ses ambassadeurs.

Longue attente

Le médaillé de bronze en Super G aux Olympiques de Sotchi, en 2014, pense d’ailleurs à un retour à la compétition. Mais il devra patienter encore longtemps. Pour l’instant, il se contente de viser une participation au Championnat du monde de Saint-Moritz, en Suisse, qui aura lieu en février 2017.

«Pour moi, c’est une place très importante où j’aimerais retourner, a-t-il expliqué. Je crois encore que je peux être rapide et être sur le podium. Si je ne le croyais pas, je ne le ferais pas [un retour].»

«C’est pour moi le plus gros objectif. Dépendamment comment la course va, ça va me donner une idée de comment mon corps se sent, ce qui va me donner une idée de si je devrais pousser une autre ­année pour les Olympiques.»

« L’été, ce serait mieux »

Les athlètes ayant participé à l’épreuve de «freeski» du Jamboree dimanche après-midi à l’Îlot Fleurie ont bon espoir de voir la ville de Québec obtenir la présentation d’une Coupe du monde dans un avenir rapproché, un désir qu’entretient Gestev.

«Le saut est parfait. Il pourrait avoir un peu plus de “pop”, mais c’est correct. C’est aussi bien ou même meilleur que la plupart des sauts sur échafauds. Alors ça a sa place», estime Vincent Gagnier, médaillé d’or à la Coupe du monde de Boston vendredi.

Pour lui, le principal problème est de déterminer le bon moment pour présenter une telle compétition. Comme la saison est déjà très longue, il croit qu’une solution pourrait être de tenir l’événement l’été.

«La plupart des compétitions sur échafauds se font l’été, alors moi je pense que ce serait ça le mieux. Si c’était possible, ce serait mieux pour la foule et pour les skieurs aussi. Ce ne serait pas de la grosse glace comme aujourd’hui. Ça serait sûrement meilleur.»

De la neige

Jean-François Houle, qui a également participé à l’épreuve de «freeski» dimanche, partage cet avis. «On en parlait avec les riders, tout le monde est vraiment plus motivé pour l’été, indique-t-il. L’été, il y aurait une foule incroyable. Je pense que c’est ça le but. Il y aurait le challenge de la neige, mais les gars sont rendus professionnels. Ils savent comment en fabriquer, même l’été.»

Quant à lui, Philippe Bélanger, juge en chef de l’Association of Free­skiing Professionals (AFP), croit que tout est en place pour que cette possibilité se transforme en réalité. «On a tout ce qu’il faut. Le setup, c’est l’un des beaux qu’il y a en Amérique du Nord.»