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505 000 $ pour deux entreprises

L’une d’elles testera un outil qui servira à évaluer la qualité de l’eau à la baie de Beauport

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Photo Le Journal de Québec, Daniel Mallard L’entreprise ABB va concevoir un instrument de mesure qui permettra de connaître la qualité de l’eau en temps réel. La Ville de Québec envisage justement d’ouvrir la baie de Beauport à la baignade.

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La Ville de Québec injecte 505 000 $ pour aider deux entreprises à mettre au point leurs produits, dont un procédé qui pourra permettre une mesure en temps réel de la qualité de l’eau à la baie de Beauport.

L’annonce a été faite mardi, à l’hôtel de ville, par le maire Régis Labeaume en présence du ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, et des dirigeants des deux entreprises sélectionnées pour participer au programme de vitrine technologique, Solucycle et ABB.

Solucycle concevra un système qui permet de récupérer 100 % des matières organiques directement de la cuisine. Ce système sera installé dans l’édifice à condos Origine, qui lèvera de terre au printemps à la Pointe-aux-Lièvres.

Les résidus alimentaires sont jetés dans l’évier, transitent par un conduit jusqu’à un bassin souterrain et seront ensuite récupérés par camion. Quand l’usine de biométhanisation sera prête à Québec, ils y seront acheminés. D’ici là, ils prendront le chemin du centre de compostage de Saint-Henri, a expliqué le vice-président et cofondateur de Solucycle, Mathieu Linteau.

Mesure des polluants

ABB testera quant à elle cinq produits industriels. Il s’agit d’instruments de mesure 3D et 2D, mais aussi de procédés de mesure par laser des gaz polluants contenus dans les émanations de l’incinérateur ainsi que des huiles contaminantes dans l’eau.

Marc Corriveau, directeur général d’ABB, a indiqué qu’à terme, son système optique de mesure des polluants pourrait permettre de connaître en temps réel la qualité de l’eau. Cela répondrait à une préoccupation de la Ville, qui ouvrira cet été la plage de la baie de Beauport à la baignade.

«Si l’appareil est capable de détecter l’huile en temps réel, il va tenter de détecter d’autres polluants, par exemple des coliformes fécaux, en temps réel. Le défi, c’est de le faire en continu. Ça veut dire qu’à la baie de Beauport, si ça fonctionnait, il y aurait un laser dans l’eau qui dirait à la seconde près ce qu’il y a dedans», a soumis le maire.

«Le programme de vitrine technologique est efficace. Il permet de faire connaître les produits de nos entrepreneurs», a de son côté fait valoir le ministre Hamad.

Deux vitrines technologiques

  • 252 000 $ pour Solucycle
  • 253 000 $ pour ABB

Fonds provenant de la Stratégie de développement économique de la Ville, financée par le gouvernement du Québec.

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