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Vente d’alcool aux 18 ans et plus: les employés de la SAQ mieux formés selon la CSN

Le syndicat croit que les employés de la SAQ sont mieux formés qu’au supermarché pour «demander les cartes» des jeunes clients.
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le syndicat croit que les employés de la SAQ sont mieux formés qu’au supermarché pour «demander les cartes» des jeunes clients.

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La CSN estime que le projet de loi permettant la vente de vins québécois dans les épiceries représente un «danger» qui favoriserait la vente d'alcool aux mineurs.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) partage l’objectif de promouvoir les vins québécois, mais s’oppose à l’idée d’augmenter leur présence sur les tablettes des épiceries, comme le suggère le projet de loi sur le développement de l'industrie des boissons alcooliques artisanales.

Le syndicat croit que les employés de la SAQ sont mieux formés qu’au supermarché pour «demander les cartes» des jeunes clients qui veulent acheter de l'alcool.

Les employés de la société d’État étant depuis longtemps sensibilisés à l’éthique de vente, «ils ont développé des réflexes afin d'éviter de vendre aux mineurs ou à des personnes en état d'ébriété», a fait valoir le président du Syndicat des employé-es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB SAQ-CSN), Alexandre Joly, mardi, alors que reprenaient les travaux parlementaires sur le projet de loi 88.

«La SAQ, ce n'est pas qu'une entreprise commerciale juste là pour vendre davantage», a ajouté M. Joly, en faisant valoir le «rôle social» que doit aussi jouer la société d’État.

Préparés à réagir

Pour appuyer sa position, le secrétaire général de la CSN, Jean Lortie, a soulevé le taux de roulement important de personnel observé dans les épiceries.

«Les clients risquent donc de se retrouver, au supermarché, devant «une caissière qui vient d’être embauchée et qui n’a pas la capacité de refuser à quelqu’un qui dit : "moi je veux acheter de l’alcool et tu vas me la vendre", a illustré M. Lortie. À la SAQ, les employés sont préparés à réagir à ce genre de situation.»

La centrale syndicale qui représente plus de 6000 employés de la SAQ, plaide pour que la distribution et la vente des boissons alcooliques artisanales québécoises continuent de passer par le monopole public.

«On pense que le gouvernement a un agenda caché», redoute M. Lortie.

La CSN craint que de permettre la vente des vins québécois en épicerie ne soit qu’une première étape vers la libéralisation et le démantèlement de la SAQ, «un fleuron du Québec», a fait valoir M. Lortie.

Vente d’alcool aux 18 ans et plus

  • Sur 800 visites de clients-mystères mineurs à la SAQ 93,7 % se sont fait «carter» et n’ont pu se procurer d’alcool
  • Le Syndicat des employé-es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB SAQ-CSN) représente 5500 membres
  • Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la Société des alcools du Québec (SPTP SAQ CSN) représente 700 membres

Source : Confédération des syndicats nationaux (CSN)