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«Il y a des règles à suivre»

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Photo courtoisie Louise Bégin et Jean-Luc Pelletier fêteront leur quarantième anniversaire de mariage en juillet.

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Ensemble, Louise Bégin et Jean-Luc Pelletier ont ­résisté à la Révolution ­tranquille, à la révolution sexuelle et à tout le reste. Respectivement âgés de 61 et 66 ans, les deux habitants de Saint-Jérome fêteront leur quarantième anniversaire de mariage en juillet.

«Bien sûr, ça n’a pas toujours été simple, mais comme dans n’importe quoi, pour que ça marche, il y a des règles à suivre», explique Louise Bégin.

À la base de cette réussite, des règles claires et suivies par tous les deux: respect, soutien mutuels, communication et évasion.

Quand ils se sont rencontrés dans un bar, ils étaient jeunes et beaux. Ils se sont fréquentés 17 mois avant de se marier en juillet 1976.

Quarante années ont passé, plutôt vite, conviennent Louise et Jean-Luc, parents de deux enfants et grands-parents de six petits-enfants.

Se soutenir

Respecter l’autre pour ce qu’il est et ce qu’il aime, serait la première règle selon les Bégin – Pelletier, et surtout lorsqu’on a des enfants.

«Il est arrivé qu’on soit en désaccord dans la façon qu’avait l’un de nous de réprimander les enfants, mais jamais on le faisait voir devant eux. Si l’un de nous deux donnait des consignes, les enfants savaient que ça ne servait à rien de demander clémence à l’autre. Quand il y avait un désaccord, Jean-Luc et moi attendions le soir, lorsque nous étions au lit, pour en discuter.»

Du temps pour nous

La seconde règle selon Jean-Luc, c’est de prendre du temps pour soi.

«On en voit beaucoup qui s’effacent et ne vivent que pour les enfants. Et quand les deux travaillent chacun de leur côté, comme dans notre cas, c’est encore pire. On a su éviter ça. Louise et moi prenions des pauses, sans les enfants, au moins une fois par année, des week-ends, quelques fois toute une semaine. Des moments importants pour nous permettre de se retrouver.»

Et encore aujourd’hui, ils font plusieurs activités ensemble. Le cinéma, le camping, la pêche et les voyages, comme cette croisière dont ils ont toujours rêvé et qu’ils feront enfin dans les prochains jours.

Communication et respect

Garder pour soi les irritants du quotidien est à proscrire sans faute, selon Louise. «Il faut communiquer tout le temps, dit-elle. Chez nous, ce n’était pas simple. Jean-Luc était cadre chez Cascades et il travaillait sur les quarts. Moi aussi je travaillais et nos horaires ne concordaient pas toujours. Il m’est arrivé de lui laisser un mot sur la table où je lui demandais de me réveiller à son retour, j’avais à lui parler. Ce qu’il faisait. On ne laisse pas traîner les choses. Il faut discuter. Ce n’est pas de chercher à avoir raison qui compte, c’est de se comprendre et de se respecter.»

Calé dans son fauteuil, Jean-Luc n’en rajoute pas. Un peu gêné, il se contente de regarder Louise et de sourire.