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Arrogance inacceptable

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Photo Reuters

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J’ai mon maudit voyage.

Quand j’ai entendu le vice-président ressources humaines et affaires publiques de Bombardier à Radio-Canada, j’ai crié à ma télé.

John Paul MacDonald trouve en fait que le débat politique québécois nuit à Bombardier.

Faut pas être gêné, pour dire des affaires de même.

Il l’était peut-être quand même un peu. Ça expliquerait pourquoi il l’a dit en bégayant.

Lisez ça :

« Quand il y a de la dissension, s’il y a des choses négatives écrites sur Bombardier ou il y a des échanges corsés à l’Assemblée nationale, par exemple, nos compétiteurs coupent tout ça et présentent à nos clients prospectifs. Ils disent : “regardez, Bombardier, ça va mal, ils ne sont pas ici pour longtemps, pourquoi vous voudriez acheter un avion d’eux autres? Ils ne seront plus là!” Alors, ça nous aide pas. »

Arrogance

C’est-y pas merveilleux?

Il faudrait faire vivre Bombardier à notre crochet, les regarder mettre du monde au chômage, puis en plus, ne rien en dire.

Payez, pis fermez-la. On dirait un ado qui envoie promener son bonhomme en même temps qu'il lui quête de l'argent.

Quelle arrogance... C’est inacceptable.

En somme, on demande l’immunité. L’intérêt de l’entreprise commande que vous arrêtiez ça, votre démocratie. C’est si beau, le capitalisme.

Eille, chose... Est-ce qu’on peut se dire que si ton entreprise est fragile au point d’être menacée par le débat public, elle a peut-être des problèmes pas mal plus gros que les questions de l’opposition? Son action à une piastre, genre.

Il est même permis de se demander si ce n’est pas ton entreprise, qui se trouve à nuire au débat public. La sortie de cet après-midi va dans ce sens-là, en tout cas.

Sérieusement, un bon gars de relations publiques, ça doit aussi savoir quand se taire. Aujourd’hui était l’une de ces occasions.

Plus de fierté

J’écrivais l’autre jour : « C’est avec un enthousiasme qui a quelque chose de morbide que (la direction de Bombardier) s’évertue à dilapider le capital de fierté qu’elle mettait jadis en vitrine. »

Ça ne pourrait pas être plus vrai. De fleuron du génie québécois, Bombardier en était peu à peu venu à être perçu comme un assisté social corporatif. Je me permettrai désormais de parler ouvertement de « corporate bum ».

Bombardier, entreprise bougon de l’économie devrait se rebaptiser. Elle arrêterait ainsi de salir le nom d’un de nos plus géniaux inventeurs.

En attendant, une chose certaine, elle ne nous empêchera pas de débattre et notamment de le faire à son propos.

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