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1 500 bornes de recharge de plus sur le réseau

Annonce d’Hydro-Québec pour son Circuit électrique

Hydro-Québec garde le cap sur son objectif de voir 100 000 véhicules électriques sur les routes de la province en 2020, propulsées par un réseau de 5000 bornes de recharges publiques.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Hydro-Québec garde le cap sur son objectif de voir 100 000 véhicules électriques sur les routes de la province en 2020, propulsées par un réseau de 5000 bornes de recharges publiques.

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Même si les bornes de son réseau déjà en place ont été utilisées seulement une fois aux quatre jours en moyenne l’an dernier, Hydro-Québec a annoncé lundi l’ajout de 1 500 bornes supplémentaires sur l’ensemble de son territoire.

Au lendemain de la publication par Le Journal de statistiques démontrant que les bornes du Circuit électrique avaient un taux d’utilisation moyen de 81 recharges annuellement, la société d’État a annoncé la signature d’un nouveau contrat avec AddÉnergie.

«Ce quatrième appel d’offres représente 1 500 bornes sur l’ensemble du réseau. 1 000 bornes sur rue sont notamment promises à la ville de Montréal», explique la directrice – Électrification des transports chez Hydro-Québec, France Lampron.

Insistant sur le fait que «90 à 95% des recharges se font à la maison», Mme Lampron défend les statistiques du Circuit. «On ne peut pas s’attendre à la même utilisation dans un réseau de recharge public», souligne la directrice.

Cette dernière met aussi l’accent sur l’aspect incitatif que présente la présence d’un tel réseau sur le territoire. «C’est un point important pour que les gens posent le geste d’acheter électrique.»

Hydro-Québec garde d’ailleurs le cap sur son objectif de voir 100 000 véhicules électriques sur les routes de la province en 2020, propulsées par un réseau de 5000 bornes de recharges publiques.

UN PLAN IRRÉALISTE

Pour la Coalition Avenir Québec (CAQ), le réseau de bornes de recharge de véhicules électriques d’Hydro-Québec demeurera sous-utilisé au cours des prochaines années puisque ces objectifs du gouvernement demeurent flous et irréalisables.

«Le plan du gouvernement demeure tout simplement irréaliste. Les véhicules électriques ne se vendent pas parce que les prix sont trop élevés et inaccessibles. Les Québécois ont d’autres priorités», a commenté la députée caquiste, Chantal Soucy.

Le nombre de véhicules électriques en circulation au Québec représente en ce moment moins de 0,2 % du parc automobile québécois.

— Avec la collaboration de Pierre Couture

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