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Alcool au volant: la candidate de la CAQ dans Chicoutimi accusée

La candidate de la CAQ est accusée de conduite avec les facultés affaiblies

Hélène Girard fait le point sur son arrestation pour conduite en état d’ébriété.
Photo roger gagnon Hélène Girard fait le point sur son arrestation pour conduite en état d’ébriété.

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La candidate de la Coalition avenir Québec à l’élection partielle dans Chicoutimi, Hélène Girard, devra faire face à la justice en juin prochain pour des accusations de conduite avec les facultés affaiblies. «Je vais vivre avec les conséquences de mes actes», confie-t-elle.

En entrevue au Journal, Hélène Girard s’est confiée sur les circonstances entourant son arrestation pour conduite en état d’ébriété, avec un taux d’alcoolémie de 0,12, en janvier 2015.

Le 2 janvier, Hélène Girard fêtait l’anniversaire d’une amie dans un restaurant, avant de se rendre dans un bar de Chicoutimi, à 1,3 km de sa résidence. Pendant la soirée, qui dura près de six heures, elle a consommé de l’alcool et du café, en alternance.

«Au bar, on a repris une coupe de vin, je l’ai bue vite. J’avais mal à ma hanche et à mes muscles, j’ai décidé de m’en aller pour me reposer», explique celle qui était en convalescence pour une chirurgie.

C’est un policier qui a décidé de l’intercepter en la voyant partir du bar. Il l’a conduite vers le poste de police pour passer un test d’alcoolémie qui a révélé un taux de 0,12 g d’alcool par litre de sang.

«Je me pensais correcte moi, elle est là l’erreur. Je ne titubais pas, j’allais très bien, je me souviens de tout», explique Mme Girard.

Hélène Girard plaidera coupable aux accusations de conduite avec les facultés affaiblies lors de sa comparution, en juin prochain.

Son permis de conduire lui a déjà été retiré pour une période de trois mois.

TRANSPARENCE

Pour Hélène Girard, il n’était pas question de cacher ce faux pas à ses futurs électeurs, par souci de transparence.

Elle avait d’ailleurs averti la CAQ avant de se lancer dans la course pour les élections partielles dans Chicoutimi.

«C’est la première chose que j’ai dite lorsque le comité d’action locale m’a approchée. Je voulais en parler parce que je veux tenir une campagne transparente, propre et honnête», souligne Hélène Girard.

Elle assure que cet événement ne nuira jamais à ses fonctions de politicienne ou de conseillère publicitaire.

«Ça n’enlève rien à mes capacités. Maintenant que c’est dit, on peut regarder vers l’avenir», ajoute-t-elle.

BLOCAGE

Depuis son arrestation, Hélène Girard a pratiquement un blocage.

«Quand ça t’arrive, c’est comme un rêve. Tu te retrouves assis dans une auto-patrouille à te dire, “ben voyons donc”. Quand je vais chez des amis, je prends un seul verre et ça n’entre plus. Je suis domptée à tout jamais», admet-elle.

Elle souhaite maintenant lancer un message de sensibilisation à la population:

«Ne prenez pas de chance, ne prenez pas le volant. Il y a des taxis, des chauffeurs désignés, ça coûte tellement moins cher que le coût d’une arrestation», conseille Mme Girard.