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Cuisine de rue: Le statu quo est «inacceptable», dit l’opposition

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Simon Dessureault / 24 Heures

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L’opposition à l’hôtel de ville croit que la Ville de Québec ne peut pas rester inactive dans le dossier de la cuisine de rue. «Le statu quo est inacceptable», plaident les trois conseillers de Démocratie Québec.

Paul Shoiry, Anne Guérette et Yvon Bussières comprennent mal la décision de l’administration Labeaume de refuser d’aller de l’avant avec un projet-pilote pour permettre les camions-restaurants dans les rues et sur les terrains publics.

Cette semaine, le maire de Québec a affirmé qu’il ne sentait pas un engouement pour la cuisine de rue au sein de la population. «Il n’y a pas de citoyens qui me demandent des foodtrucks. C’est un sujet qui pour moi, comme maire, n’existe pas», a-t-il affirmé.

Pétition

En réaction à cette sortie, une pétition a été lancée à Québec. Elle a déjà recueilli près de 600 signatures en moins d'une journée.

Plusieurs villes du Québec comme Montréal, Drummondville, Granby et Saguenay ont déjà emboîté le pas à cette tendance, soulignent les trois conseillers de Démocratie Québec.

À Montréal, le projet est concluant, analysent-ils. «Pourtant, même avec cette réussite et malgré l’enthousiasme du milieu, l’administration Labeaume refuse toujours», déplore M. Shoiry.

«Notre avis de proposition a été rejeté par l’administration Labeaume l’an dernier, souligne Anne Guérette. À l’époque la Ville nous disait qu’une analyse était en cours afin de bien saisir les enjeux avant de mettre sur pied un projet-pilote. Quelles sont les conclusions de cette analyse?»

Le milieu en faveur

Les conseillers notent que le milieu des restaurateurs n’est pas en défaveur de l’implantation de la cuisine de rue, tel que Le Journal le rapportait récemment. «Même l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec s’est prononcé en faveur des cuisines de rue. Selon ce dernier, la cuisine de rue constitue une opportunité entrepreneuriale pour de jeunes restaurateurs, et peut être un outil de développement économique. Il est temps que la Ville mette sur pied dès maintenant ce projet-pilote», exhorte le conseiller Yvon Bussières.

Les élus de l’opposition estiment qu’il est possible d’ouvrir la porte à ce marché sans nuire aux restaurateurs déjà implantés. «Il est tout à fait possible de bien faire les choses. Il suffit d’offrir un encadrement adéquat aux entreprises qui souhaitent se lancer dans l’aventure. L’idée n’est pas d’offrir un bar ouvert à tout le monde. C’est tout à fait réaliste d’implanter la cuisine de rue dans le respect et l’écoute», conclut Mme Guérette.

 

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