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Cuisine de rue: Le projet-pilote de 2017 bien accueilli

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Simon Dessureault / 24 Heures

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Le projet-pilote sur la cuisine de rue annoncé pour 2017 à Québec est bien accueilli tant par les propriétaires de camions-restaurants que par les restaurateurs établis.

Lundi, les restaurateurs que Le Journal a contactés tenaient tous le même discours. Le projet-pilote annoncé la veille par le maire de Québec pour l’an prochain est une bonne chose parce qu’il vise à permettre la cuisine de rue en périphérie des secteurs bien nantis en restaurants.

Le chef propriétaire du Saint-Amour, Jean-Luc Boulay, s’est dit rassuré par les propos de Régis Labeaume et de la vice-présidente du comité exécutif, Julie Lemieux. Les deux élus ont déjà indiqué qu’il n’était pas question d’ajouter de l’offre dans les secteurs déjà très contingentés. «Des camions de bouffe, il y en a partout dans le monde. Quand il n’y a pas de restaurants alentours, je comprends très bien», soutient M. Boulay.

Joseph Sarrazin, chef propriétaire du 47e Parallèle est aussi moins inquiet, «à partir du moment où personne vient s’installer en face de chez moi». Il n’a rien contre les camions qui s’installent dans les secteurs comme les parcs industriels ou le long des pistes cyclables.

À L’Atelier, le propriétaire Fabio Monti voit même la possibilité d’offrir une antenne mobile à son restaurant de la Grande Allée. «Si on accepte de le faire avec ces conditions-là, je le vois comme une publicité et une extension du secteur d’activité, mais dans une optique où ça ne vient pas en concurrence déloyale avec d’autres commerçants qui opèrent déjà.»

Dominique Tremblay, porte-parole de l’Association des restaurateurs du Québec, tient à ce que les «craintes des restaurateurs soient prises en compte» et que cela se fasse «en concertation avec tout le monde». Une bonne méthode serait de s’inspirer de ce qui s’est fait à Montréal et de l’adapter à Québec, croit-elle.

Nécessaire consultation

L’Association des restaurateurs de rue du Québec applaudit la décision de la Ville de Québec. Gaëlle Cerf, vice-présidente de l’organisme aurait aimé que cela se fasse plus tôt, mais elle comprend que le temps d’implantation est long, avec les contraintes réglementaires.

Elle souhaite que les restaurateurs de rue soient consultés aussi, cependant, et pas uniquement les restaurateurs fixes. Car ce sont eux qui connaissent la réalité de la cuisine de rue. Elle lance un appel au maire de Québec et sollicite une rencontre.

Même discours du côté de Claude Lamarre, qui possède avec son fils L’Épicurien mobile. «Il faut qu’on soit partie prenante des discussions.» M. Lamarre est ravi de l’annonce faite lundi et songe même à revoir sa décision de remiser son camion pour l’été. «On regardera ça. Ce qui nous reste à faire pour cet été c’est de l’événementiel. Pour 2017, on verra bien.»

Michel Bellavance, copropriétaire de Nourcy, qui a interpellé la Ville ces derniers jours pour savoir où le dossier était rendu, était très heureux de la tournure des événements. «Je vois qu’il y a une ouverture et je l’apprécie énormément.» Il se réjouit du changement de ton du maire, qui a admis lundi que la population a un intérêt pour la cuisine de rue.

Guérette insatisfaite

Anne Guérette, conseillère de Démocratie Québec, a affirmé ne pas être satisfaite par l’annonce de lundi soir du maire. «Le dossier n’avance pas plus, a-t-elle souligné. Il dit qu’il y aura probablement un projet pilote de cuisine de rue en 2017. C’est une promesse. C’est une ouverture. Mais il n’y a rien de concret.»

Comme le dossier des food trucks est sur le tapis depuis quelque temps, Mme Guérette insiste pour dire que rien n’empêcherait de démarrer le projet pilote dès l’été 2016.

 

 

- Avec la collaboration de Taïeb Moalla

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