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L’infiniment petit décortiqué

Le Musée de la civilisation propose une exposition sur les nanotechnologies

La visite débute avec un Ironman grandeur nature.
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère La visite débute avec un Ironman grandeur nature.

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Êtes-vous pour ou contre les nanotechnologies? C’est la question que le public est amené à se poser avec la nouvelle exposition Nanotechnologies, l’invisible révolution, présentée au Musée de la civilisation. Un phénomène qui suscite de l’enthousiasme, mais aussi de la méfiance, abordé de façon globale.

Les nanotechnologies sont de minuscules particules invisibles à l’œil nu, qui mesurent un milliardième de mètre. Elles sont partout: sous les pattes d’un lézard (deux petits geckos font partie de l’exposition), dans les cosmétiques, certains vêtements de sports, produits de nettoyage, appareils électroniques et traitements médicaux.

Exposer l’infiniment petit a été un défi de taille pour le Musée de la civilisation, qui réussit à explorer le phénomène dans tous les secteurs. La visite débute avec un Ironman grandeur nature et des extraits du film Le voyage fantastique. La raison est bien simple: les nanotechnologies sont très présentes dans le milieu de la science-fiction.

On y trouve également des papillons dont les couleurs sont le résultat d’une coloration structurelle, une épée en acier de Damas datant de la fin du 18e siècle, dont l’analyse des lames a permis de découvrir des structures de nanotubes de carbone, et des vitraux médiévaux, dont les couleurs riches renferment des nanoparticules métalliques.

Pour démontrer l’efficacité de l’utilisation des nanotechnologies dans le milieu de la restauration, le Musée a fait restaurer une statue d’ange, âgée de 115 ans, qui se trouvait au cimetière Saint-Patrick. Le résultat parle de lui-même.

Plusieurs microscopes d’hier à aujourd’hui, instrument sans lequel on ne pourrait étudier les nanoparticules, sont aussi exposés.

Risques et questionnements

L’utilisation des nanotechnologies fait l’objet de nombreuses études, et l’exposition ne cache pas les risques potentiels pour la santé et l’environnement et les questionnements que suscitent ces particules. On informe le public et le laisse se faire sa propre opinion, qu’il est invité à exprimer tout au long du parcours.

Plus de 200 000 études sont publiées chaque année sur le sujet, mais les effets des nanotechnologies restent encore nébuleux.

L’exposition a été réalisée en collaboration avec plusieurs universités du Québec, ainsi qu’un collectif de recherche, et Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.

Toujours dans l’esprit scientifique, le Musée de la civilisation annoncera prochainement la tenue d’une exposition intitulée Le cerveau, c’est génial.