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Québec et Ottawa en négociation pour le financement du SRB

Québec et Ottawa en négociation pour le financement du SRB
Photo courtoisie

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Le Service rapide par bus (SRB) de la capitale nationale sera payé en grande partie par le gouvernement du Québec, qui est toujours en négociation avec Ottawa pour obtenir des fonds.

«Dans le SRB, on est bien avancé. Disons qu’au cours des prochaines semaines, au maximum, on sera en mesure de faire une annonce», a affirmé le ministre des Transports Jacques Daoust en fin de journée mardi.

Québec et Ottawa en négociation pour le financement du SRB
Photo Agence QMI, Simon Clark

Il réagissait à la sortie de Régis Labeaume, qui a demandé plus tôt au gouvernement Couillard de financer à 100 % la mise en place du réseau de SRB, comme ce sera le cas pour le prolongement du métro à Montréal. «Je ne vois pas pourquoi on se ferait traiter autrement», a-t-il dit lors d’un dîner-conférence en compagnie du maire de Lévis.

M. Daoust a voulu le rassurer. «Je pense que le gouvernement va y être pour beaucoup. Est-ce que le fédéral va être dedans? Ça se peut aussi», a lancé M. Daoust aux journalistes. Le cabinet du ministre a expliqué par la suite qu’il devait attendre une réponse d’Ottawa avant de procéder à une annonce: le fédéral refuserait de subventionner les projets déjà annoncés.

M. Daoust semble sûr d’obtenir de l’argent puisque les libéraux fédéraux cherchent «les projets les plus attrayants en terme de transport collectif». «C’est une conversation que nous avons. Mais je n’aime pas négocier via les médias. Les gens peuvent en prendre ombrage. Ça fait des négociations plus difficiles», a-t-il ajouté.

Bientôt une annonce

Quant au bureau de projet du SRB, qui tarde à être mis en place, les deux maires ont laissé entendre qu’une annonce serait bientôt faite.

«Les sceptiques vont être confondus parce que l’intention du gouvernement elle est là, et elle est réelle. On a confiance qu’à un moment donné on pourra faire l’annonce. [...] C’est imminent», a indiqué Gilles Lehouillier. «Ce n’est pas bloqué au Conseil du Trésor», a ajouté à ses côtés Régis Labeaume.

Québec et Ottawa en négociation pour le financement du SRB
Photo Le Journal de Québec, Stevens Leblanc

Le projet de SRB a été rendu public il y a presque un an. Ce parcours de deux lignes – et de 37,8 km – irait de la Basse-Ville de Québec jusqu’au centre-ville de Lévis et les investissements prévus sont de 1,1 milliard d’ici 2025. Chaque autobus pourra transporter 150 passagers.

Troisième lien

Par ailleurs, le maire Labeaume a affirmé que le gouvernement devrait financer l’étude de faisabilité pour la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis. Il estime toutefois qu’il est peu probable que l’État paie pour le SRB tout en finançant ce projet d’infrastructure routière.

«Il faut faire l’étude de faisabilité pour “clearer” ça, cette affaire-là, et savoir si physiquement, c’est faisable, a mentionné M. Labeaume. Sauf que je me dis, réalistement, est-ce qu’on peut demander en même temps des centaines de millions pour le SRB pis des centaines de millions pour un lien sous-fluvial? C’est un peu embêtant. Moi je pense qu’on commence par le SRB», a soulevé le maire de Québec, qui estime que le projet est «surtout pour les Lévisiens».

Le maire de Lévis a lui aussi souligné l’importance que le gouvernement provincial effectue rapidement une étude de faisabilité sur un possible tunnel Québec-Lévis.

«Nous [Régis Labeaume et moi], on s’est entendu sur une chose : s’il y a un troisième lien, ça va prendre plusieurs années. On parle de 15 à 20 ans minimum, a avancé Gilles Lehouillier. Et nous, on a décidé de travailler à court terme sur l’amélioration de la fluidité et de la circulation à deux niveaux, soit nos axes routiers et évidemment, le SRB.»