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Prenez une grande respiration

SPO-HOCKEY QUÉBECOR
Rashid Umar Abbasi/Agence QMI Le président du conseil d’administration de Québecor, Brian Mulroney, a jeté une douche froide sur les partisans du retour des Nordiques à Québec en déclarant lundi qu’une telle opération n’était pas pour demain matin.

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La sortie de Brian Mulroney, président du conseil d’administration de Québecor, qui a déclaré lundi au FM93 que le retour des Nordiques n’était pas pour demain matin, a jeté une douche froide sur les espoirs des amateurs passionnés et exaltés par le possible retour des Nordiques.

Comment ça, pas pour demain matin? ont crié les fans, de leurs salons.

Il faut les comprendre, les partisans de Québec carburent à l’espoir depuis des années. Mais depuis juin 2015, moment où la LNH a ouvert son processus pouvant mener à une possible expansion, l’attente est devenue insoutenable. Et comme seulement deux villes se sont montrées intéressées, Québec et Las Vegas, tous les espoirs étaient permis.

Tous s’entendent pour dire que la LNH annoncera sa décision d’ici la fin de la saison et des séries. Alors quand Brian Mulroney déclare que le hockey à Québec, ce n’est pas pour demain matin, le doute s’installe chez les fans qui attendent incessamment qu’on leur confirme l’octroi d’une équipe d’expansion à Québec. Et quand quelques heures plus tard lundi en journée, l’ex-hockeyeur Georges Laraque ajoute avoir appris que la Ligue nationale a avisé l’Association des joueurs que Las Vegas aura une équipe, mais pas Québec, alors là, la douche froide devient glaciale.

INSPIREZ, EXPIREZ

Prenez une grande respiration. Et retenez une chose. Il faut rester calme dans le dossier du retour des Nordiques. D’abord parce que rien n’a encore été annoncé. La LNH a démenti lundi l’information lancée par Georges Laraque, rien n’aurait été annoncé concernant l’expansion, aucune décision n’aurait encore été prise. La LNH affirme poursuivre sa réflexion. Les responsables de Québecor n’auraient d’ailleurs reçu, selon nos informations, aucune indication concernant leur candidature pour une équipe d’expansion ou une possible décision.

Mais si je dis qu’il faut rester calme, c’est parce que le dossier du retour des Nordiques en est un très complexe. Il y a plusieurs façons d’obtenir une équipe et les occasions se succèdent et continueront de le faire. Les Trashers ont été une occasion, Winnipeg l’a saisie. Les Coyotes ont été une occasion, la ville de Glendale a su retenir son équipe. Les Panthers ont eux aussi été une occasion, le comté de Broward a réussi à sauver la mise pour conserver ses Panthers. L’expansion est une opportunité, mais, peu importe son dénouement, il y aura d’autres occasions.

QUÉBEC, UNE VILLE LNH

Ce qui compte vraiment, c’est que Québec a réuni, depuis six ans, de nombreuses conditions lui permettant de rêver et de prétendre à la LNH. Québec a, en Régis Labeaume, un maire qui croit au projet et qui a été un catalyseur dans le dossier. Résultat, Québec a maintenant un amphithéâtre digne de la LNH. Mais la ville a aussi trouvé en Québecor un propriétaire potentiel et capable de se payer une équipe. Et Québecor a prouvé sa valeur à la LNH en lançant TVA Sports. La chaîne, en faisant l’acquisition des droits de hockey du CH et de la LNH à prix fort, a permis à Gary Bettman de rendre ses propriétaires d’équipe encore plus riches. Pour toutes ces raisons, la LNH regarde assurément Québec de façon très positive, beaucoup plus qu’il y a six ans en tout cas.

Oui, il faut rester calme dans le dossier du retour des Nordiques. Il ne faut pas perdre les pédales quand une nouvelle positive est rapportée ou qu’une équipe est en difficulté. Mais il ne faut pas non plus sombrer dans le négativisme si le dossier prend plus de temps que prévu à se réaliser. Québec avait son équipe, Québec l’a perdue. La route de retour est longue et sinueuse, c’est certain. Oui, la faiblesse actuelle du dollar canadien fait probablement réfléchir. 500 millions $ US, c’est toute une facture avec un dollar canadien à 74 cents.

Mais plus que jamais, je demeure convaincu que Québec récupérera son équipe, par voie d’expansion ou autrement. C’est une question de temps et de timing. Québec a trop d’atouts dans son jeu pour échouer.

Notre patience sera récompensée.