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Réseau de trafiquants mis K.-O. par la SQ

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Une vaste opération policière menée par la Sûreté du Québec a permis de démanteler, mercredi, une importante cellule de trafiquants de cocaïne et de méthamphétamines qui sévissait dans la grande région de Portneuf depuis plusieurs mois.

Dans le cadre d’un accès privilégié, les représentants du Journal ont ainsi pu assister à l’arrestation de Tony Tremblay, 34 ans, un individu résidant à Donnacona.

Quelques minutes après avoir quitté sa résidence, l’homme a été intercepté par le Groupe tactique d’intervention (GTI) sur la route 138 devant le restaurant Normandin.

Il a par la suite été maîtrisé et arrêté avant d’être menotté pour être conduit au poste de la Sûreté du Québec.

Une opération qui n’aura duré que quelques secondes, mais qui a permis d’enlever de la rue un homme qui fournissait de la méthamphétamine à de petits revendeurs qui eux, écoulaient une partie de la marchandise dans les écoles, créant ainsi un vaste fléau chez les jeunes consommateurs.

Opération Navarin

Alors que le GTI procédait à l’arrestation de Tremblay dans le cadre de l’opération baptisée Navarin, 90 policiers effectuaient des frappes un peu partout dans la région, à Portneuf, Saint-Gilbert, Donnacona, Sainte-Christine-d’Auvergne et Saint-Basile.

Au moment d’écrire ses lignes, les enquêteurs aux crimes majeurs de la SQ, en collaboration avec les policiers du poste de la Sûreté du Québec de Portneuf, avaient passé les menottes à treize individus âgés de 18 à 51 ans qui devraient pour la plupart faire face, aujourd’hui, à des accusations de possession et trafic de drogue chimique.

Selon les informations obtenues par Le Journal, le réseau écoulait une quinzaine de milliers de pilules chaque semaine, générant ainsi des milliers de dollars, et ce, malgré le fait que les «peanuts» ne soient vendues que de deux à cinq dollars, sur la rue.

Drogue «cool»

La méthamphétamine, aussi souvent appelée «pilule, peanut ou meth», est une drogue stimulante très populaire auprès des jeunes, en raison de son faible coût et des effets qu’elle procure.

Toutefois, une source policière a mentionné au Journal que les comprimés qui peuvent sembler «cool» en arborant la plupart du temps des logos de marques prestigieuses comme Audi, Lexus, Toyota ou Mercedes, sont produits dans des «laboratoires» clandestins qui sont loin d’être salubres.

Et, bien que les marques imprimées sur la drogue soient attrayantes pour les adolescents, elles servent surtout à permettre aux trafiquants de contrôler leur territoire et ainsi s’assurer que personne ne vienne leur prendre ce business si lucratif.

— Avec la collaboration de Pierre-Olivier Fortin