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Des patineurs superstitieux

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Photo d'archives Comme bien des athlètes, Valérie Maltais a ses ­petites superstitions. Elle apporte même son gruau.

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Les membres de l’équipe nationale de patinage de vitesse sur courte piste ne font pas exception. À l’aube des Championnats du monde, qui s’entament vendredi à Séoul, ils ont quelques superstitions à respecter.

Bien que plusieurs ne croyaient pas être superstitieux, ils ont dû se rendre à l’évidence.

Valérie Maltais et François ­Hamelin tiennent notamment à leurs ­habitudes alimentaires.

«J’ai toujours mon déjeuner traditionnel avant les compétitions: un gruau avec un œuf, a récemment raconté celle qui vise un top 5 au ­général. J’y tiens! J’apporte mon gruau.»

«Je m’arrange pour avoir les ingrédients. C’est une tranche de pain avec du beurre d’arachide et des bananes. J’apporte même mon beurre de peanut», a renchéri Hamelin, qui doit aussi regarder un film ou une émission pour s’endormir, une ­situation à laquelle ses cochambreurs et sa femme se sont habitués.

Les deux athlètes ont également une routine concernant leur équipement.

«Je délace mon patin gauche avant mon droit et ensuite, je mets mon droit avant mon gauche, a relaté Maltais. Si je ne fais pas ça, je vais enlever mon patin, me relever, me rasseoir et recommencer.»

Pièce de monnaie

Pour sa part, Charles Hamelin ne veut pas trop utiliser le mot «superstition».

«J’attache toujours mes patins dans le même ordre. Mais c’est une question de feeling. J’aime mieux avoir mon patin droit plus serré, alors je l’attache toujours avant.»

Celui qui rêve de devenir champion du monde au classement cumulatif a également fait mention d’une pièce d’un dollar qu’il a avec lui depuis près de 15 ans.

«On y avait collé un bonhomme sourire et un truc de team building. Je l’ai toujours dans ma poche de manteau.»

Un lapin ?

Si elle le pouvait, Kasandra ­Bradette voyagerait avec son lapin. Mais elle se contente de sa doudou.

«C’est la couverture que j’ai depuis que je suis bébé et je m’en sers comme oreiller en compétition. Quand on est parti en Allemagne, je l’ai oublié. J’ai texté un ami et il me l’a apportée!»

Quant à Marianne St-Gelais, elle transporte dans son sac de voyage un collier bien spécial.

«Je ne le porte plus, car il est trop lourd. Je collectionnais ce que les gens me donnaient et il y a plein de petites babioles dessus. Sinon, je mets le même top de sport le vendredi, le samedi et le dimanche à chaque compétition.»

Comme athlète, Frédéric Blackburn était superstitieux. Il avait un chandail et des bas préférés. Maintenant qu’il est entraîneur-chef de l’équipe féminine, il se garde une petite gêne.

«La logique prend le dessus. Ce n’est pas un chandail qui fait la différence. Parfois, ça peut devenir un stress. Ça te joue dans la tête.»