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(VIDÉO) 4000$ d'amende pour avoir maltraité des veaux

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Un ancien employé d’un élevage de veaux de Pont Rouge a été condamné jeudi dans une affaire de cruauté animale qui avait fait beaucoup jaser en 2014 lors de la publication d’une vidéo des faits.

Éric Dame a été condamné à une amende de 4 000$ et ne pourra posséder plus de cinq animaux pendant les 15 prochaines années pour avoir soumis des animaux à des abus et des mauvais traitements. Le tortionnaire avait été accusé en 2014 et s’exposait à des amendes pouvant atteindre 37 000$.

La SPCA de Montréal, qui a mené l’enquête au cours des deux dernières années, se dit relativement satisfaite de la décision, malgré la diminution de l’amende. «On est content d’avoir une condamnation dans ce dossier.[...] Et ça ne nous appartenait pas de s’entendre sur une peine dans un contexte de plaidoyer de culpabilité», confie l’avocate de la SPCA, Me Sophie Gaillard.

Refusant de commenter l’amende, cette dernière a simplement indiqué que du travail restait à être fait. «Ça démontre clairement qu’on a encore beaucoup de chemin à faire pour la protection juridique des animaux d’élevage au Québec», insiste la juriste.

Nouvelle loi insuffisante

Malgré une nouvelle loi provinciale mise en place en décembre et ayant opéré une «petite révolution» dans la protection des animaux, Me Gaillard estime que les animaux d’élevage demeurent malheureusement des cibles de choix.

«Les conditions d’élevage qu’on a vu à Pont-Rouge font partie des pratiques courantes de l’industrie. Il y a une exemption dans la loi concernant les pratiques qualifiées de normale par l’industrie elle-même. C’est de l’autoréglementation complète», déplore l’avocate de la SPCA.

Caméra cachée

La sordide affaire avait été dévoilée au grand jour en 2014 après que l’organisme Mercy for Animals Canada (MFA) ait porté plainte contre la ferme de la région de Québec. Un enquêteur de l’organisme s’était fait embaucher par l’entreprise et avait filmé des images des pratiques violentes des employés à l’aide d’une caméra cachée.

On y voyait des veaux entassés dans des enclos d’environ 50 cm de largeur, ce qui ne leur laissait même pas l’espace suffisant pour se retourner. Les travailleurs de la ferme violentaient aussi les bêtes à coups de pied ou de bâton, les agrippant par les testicules pour les forcer à se déplacer.