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L’industrie du taxi demande une loi spéciale pour contrer Uber

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L’industrie du taxi demande au gouvernement de déposer une loi spéciale pour mettre Uber au pas le plus rapidement possible.

«Il y a urgence de mettre fin à l’illégalité d’Uber. Ce n’est pas le temps de peinturer la salle de bain quand la maison est en feu. Ça prend une loi d’exception», a lancé le porte-parole des taxis et ancien ministre des Transports Guy Chevrette lors d’un point de presse à Québec vendredi.

M. Chevrette réagissait à la solution avancée par l’actuel ministre des Transports Jacques Daoust jeudi pour mettre fin à la crise dans l’industrie. D’un côté, M. Daoust veut graduellement racheter les permis de taxi pour mettre un terme au marché secondaire. De l’autre, il propose de forcer Uber à louer ces permis pour continuer d’opérer, ce qui permettrait de financer la manœuvre.

Guy Chevrette ne s’y oppose pas, même s’il a plusieurs questions. «Les prix des permis sont différents d’une région à l’autre. Est-ce que la location des permis sera aussi différenciée par secteur ? On ne sait pas», a-t-il lancé.

Il se réjouit toutefois de voir que le gouvernement veut obliger Uber à respecter les règlements du Québec. Jacques Daoust a été très clair à ce sujet. «UberX aura toujours le droit de louer des permis et de les utiliser. Mais, à la base, ce n’est pas vrai qu’on va continuer de dire: vous n’avez pas besoin de permis», a-t-il affirmé jeudi.

Il a d’ailleurs l’intention de modifier la loi pour éliminer la zone grise où se cache l’entreprise américaine, qui définit son modèle d’affaires comme du «covoiturage urbain».

C’est sur ce point que M. Charrette veut une action rapide. «J’ai déjà été ministre, je sais c’est quoi. Avant d’être déposé, un projet de loi doit passer dans plusieurs comités parlementaires. On n’a pas ce temps-là, on a des gens qui sont en train de crever, qui ont perdu 30 % de leurs revenus», a-t-il lancé.

Il se dit prêt à ensuite appuyer un second projet de loi qui viendrait réformer l’industrie du taxi. «Ceux qui disent qu’on est sclérosés, ils se trompent, on est prêts à changer», a-t-il ajouté.