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Un nouvel album solo pour Marie-Annick Lépine, la violoniste des Cowboys Fringants

Devenir maman a «changé la vision de la vie» de Marie-Annick Lépine, qui livre son second album solo, neuf ans après son premier opus. «C’est un amour que je ne connaissais pas avant, ça m’a donné le goût d’écrire.»
Photo courtoisie Devenir maman a «changé la vision de la vie» de Marie-Annick Lépine, qui livre son second album solo, neuf ans après son premier opus. «C’est un amour que je ne connaissais pas avant, ça m’a donné le goût d’écrire.»

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Neuf ans après son premier album solo, la violoniste des Cowboys Fringants, Marie-Annick Lépine, livre son deuxième opus, largement inspiré par son rôle de mère auprès de ses deux filles, âgées de trois ans et sept mois. Elle nous plonge dans un univers à 1000 lieues de la musique festive et engagée des Cowboys, un disque «tendre, doux et réconfortant», qui s’adresse «à tous les cœurs».

Difficile de catégoriser J’ai brodé mon cœur. Ce disque est annoncé comme étant un album de «berceuses», mais ce dernier terme ne définit toutefois pas vraiment l’album en entier. Les adultes et les fans du groupe pourront aussi très bien apprécier les chansons folk livrées par sa voix quasi chuchotée.

«Pour moi, le public cible est les jeunes parents qui ont des enfants. C’est dans ce cadre-là que je l’ai composé. Certaines chansons se chantent même très bien a capella. Je les ai testées plus d’une fois avec mes filles. Par contre, avec le petit rigodon dans Le chat et le soleil, on n’est plus nécessairement dans l’heure du dodo, mais elle se chante très bien le soir», confie-t-elle de sa voix enjouée.

Et les thèmes qu’elle y aborde ne sont pas nécessairement enfantins et reflètent bien la vie de parents. «C’est un album qui parle de la vie aussi, ajoute-t-elle. Je pense qu’une chanson comme Je suis humaine peut toucher plusieurs femmes qui veulent peut-être trop plaire et qui s’en font pour ce que les autres vont penser. C’est une chanson qui me ressemble, en quelque part.»

Besoin de créer

Devenir maman a «changé la vision de la vie» de Marie-Annick Lépine, qui livre son second album solo, neuf ans après son premier opus. «C’est un amour que je ne connaissais pas avant, ça m’a donné le goût d’écrire.»
Photo courtoisie

Fort occupée avec Les Cowboys Fringants, Marie-Annick Lépine, dont le besoin de création a été le moteur de ce projet, a commencé l’album lorsqu’elle était enceinte de sa première fille et l’a terminé au terme de sa deuxième grossesse, il y a quelques mois.

A-t-elle fait un album solo pour assouvir un besoin qu’elle ne pouvait pas combler avec Les Cowboys Fringants?

«Peut-être. Je ne sais pas si c’est pour tant m’accomplir dans quelque chose que je ne fais pas avec les Cowboys, mais plus parce que ça fait partie de moi et que j’en ai besoin de toute façon. Mes deux disques, c’est moi qui ai fait la pochette. Ça reste de l’art, de la création. Ce que j’aime vraiment dans la vie, je pense que c’est ça: composer, créer, faire quelque chose de nouveau. J’avais besoin d’écrire là-dessus et je pense que ça ne s’y prêtait pas tant que ça avec les Cowboys.»

Marie-Annick Lépine le confie: elle et son amoureux, Karl Tremblay, leader des Cowboys Fringants, n’entretenaient pas un mode de vie propice à la vie familiale avant d’avoir des enfants.

Être mère, ça change une vie

«On a eu un gros choc à la première naissance. On avait rarement vu le soleil le matin, à part si on se couchait à cette heure-là», lance-t-elle en riant.

«Ç’a changé ma vision de la vie, c’est un amour que je ne connaissais pas avant, ça m’a donné le goût d’écrire. Tout ce temps-là que tu donnes à l’autre est tellement riche d’amour, de questionnements aussi, tu travailles sur toi. Tu l’aimes tellement, tu veux lui donner le meilleur. Tout n’est plus relié à toi.»

Son conjoint prête sa voix aux chansons Albert la plume et Ours noir, ours blanc. «Sinon, son apport est d’appuyer sa blonde, qui est toujours en train de se questionner sur ce qu’elle fait. Il a le dos large!»