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Rivière-à-Pierre a sa propre ambulance de sentier

Michel Voyer
Photo courtoisie Michel Voyer

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Alors que les ambulanciers ne sont pas équipés pour s’aventurer dans des voies non carrossables, le groupe de bénévoles Recherche et sauvetage de Rivière-à-Pierre possède son propre véhicule d’urgence pour motoneige, qui aurait pu servir à sauver l’Américain tragiquement décédé le 2 mars dernier.

À la suite du décès de Glenn Dumont lors d’un accident de motoneige survenu dans la réserve faunique des Laurentides, Michel Voyer, secrétaire de l’organisme, s’explique mal pourquoi les ambulanciers qui se trouvent à proximité des sentiers n’ont pas plus facilement accès à ce type d’équipement.

Michel Voyer
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«Ça prend ça, insiste M. Voyer. Les ambulanciers de notre région, ils embarquent avec nous autres, car le ministère de la Sécurité publique nous y oblige», observe-t-il. Il ajoute que tous les ambulanciers qui montent à bord d’une motoneige avec eux sont bien habillés et que les bénévoles fournissent même leur équipement personnel.

Le fait que les ambulanciers aient refusé de se rendre sur les lieux de l’accident malgré l’offre d’un motoneigiste de les y amener est un non-sens, selon lui. «Je ne comprends pas pourquoi ils n’ont pas embarqué. Moi, la Sécurité civile m’oblige à les embarquer, car il y a des actes médicaux à poser», explique M. Voyer. Il ignore également pourquoi leurs services n’ont pas été demandés lors de l’accident de M. Dumont.

Michel Voyer
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L’équipement que possède le groupe Recherche et sauvetage est en fait une unité mobile avec une petite ambulance sur roues qu’il peut attacher à l’arrière d’un camion, d’une motoneige ou d’un véhicule tout-terrain. «On l’a fait faire sur mesure au coût de 5500 $», explique le secouriste bénévole. «C’est pareil comme une ambulance, mais en plus petit», renchérit-il.

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L’équipe d’une quinzaine de bénévoles effectue de 10 à 15 sauvetages par hiver. Elle assiste régulièrement les services d’urgence officiels, avec l’autorisation du ministère obtenu dans des délais d’un maximum de deux heures et se déplace dans un rayon de 50 kilomètres de la caserne de Rivière-à-Pierre. M. Voyer indique que l’équipe s’est déjà rendue à proximité de l’endroit où Glenn Dumont a tristement perdu la vie.

Les frais de fonctionnement annuels du groupe sont d’environ 2000 $ lorsqu’il n’y a pas d’achat important. Quant au financement, il se fait uniquement par des dons.

Le club de motoneige Saguenay possède également trois traîneaux d'évacuation, à Jonquière, Arvida et La Baie.

Michel Voyer
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Le groupe Recherche et sauvetage de Rivière-à-Pierre

  • Créé en 2002
  • 15 bénévoles certifiés secouristes
  • Financé à l’aide de dons
  • De 10 à 15 sauvetages par année, dont 60 % sont reliés à des accidents de motoneige
  • Dessert une superficie de 520 km2, dont 175 km de sentiers fédérés
  • Possède une miniambulance, un défibrillateur, une planche de stabilisation, des sacs hémorragiques, une civière et un appareil d’oxygénation
  • Membre de l’Association québécoise des bénévoles en recherche et sauvetage